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The Flash - Avis sur le season premiere de The Flash et bilan de la saison 3

The Flash Reborn: The dumbest man alive

Par Sebargio, le 18 octobre 2017
Publié le
18 octobre 2017
Saison 4
Episode 1
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Plus le temps passe et plus je me demande pourquoi je m’inflige The Flash toutes les semaines où elle est diffusée. The Flash, c’était chouette en saison 1. On était content de voir un super héros à l’antenne. Un vrai super héros avec des vrais super pouvoirs vraiment super surnaturels. Pas comme Oliver Queen donc. Et ça c’était avant Supergirl et tout un tas d’autres séries.

Et puis la saison 2 fut une catastrophe de bêtise et d’incohérences avec Zoom et Zoom le(s) grand(s) vilain(s) de la saison, comme nous l’expliquait Ju dans un de ses plus grands articles.

On pensait qu’on ne pouvait pas tomber plus bas mais les scénaristes ont visiblement réussi à trouver des pelles et à creuser en saison 3 avec un grand vilain, Savitar encore plus stupide [1] et anticharismatique que les précédents et une histoire à base de Flashpoint (un voyage dans le temps en fait) qui fait qu’à part Barry, nous ne suivons plus du tout l’histoire des personnages que nous avons suivis pendant deux ans.
Parce que Barry dans un instant de stupidité et d’égoïsme rarement égalé dans l’histoire de la télévision a changé l’existence de tout le monde.
Et il le regrette.
Bien évidemment.
Puisqu’il est stupide.
Et ça, il ne faut pas l’oublier.
Il nous dit dans chaque générique qu’il est l’homme le plus rapide actuellement en vie mais il oublie de nous dire qu’il est également le plus stupide.

Vraiment, il est difficile de trouver quelque chose de satisfaisant dans cette saison 3. L’histoire insipide et incohérente qui traine en longueur, les intrigues amoureuses affligeantes, les réactions ubuesques, grotesques, absurdes des personnages, les acteurs qui jouent (très) mal, des effets spéciaux indigents, des scènes identiques d’un épisode à l’autre (combien de fois a-t-on subit les plans sur les immeubles avec un ou deux speedsters (je m’interdis de traduire ça par "bolides") laissant des trainées lumineuses ?).

Et bien évidemment on a eu droit à tous les clichés sur le fardeau du héros, le sens et le devoir de sacrifice et de solitude, etc...

Mais le pire dans tout ça reste peut-être le sort réservé au personnage d’Iris West. Sincèrement, je plains Candice Patton, son interprète : ce qu’on lui demande de jouer est tout simplement indigne. Et ce n’est guère mieux pour Caitlin… Quand je pense que Netflix ose mettre The Flash dans la catégorie "Women who rule the screen" alors qu’on a peine à croire que cette série vient du même univers que Supergirl où les soeurs Danvers crèvent l’écran à chaque seconde… Je vais être très clair : la façon dont The Flash traite ses personnages féminins est tout simplement honteuse. Quand Iris nous explique qu’elle est « forte parce que Barry lui a demandé d’être forte », c’est juste insupportable. À aucun moment elle n’a le droit de penser ou réfléchir par elle-même ! Elle adopte ce comportement uniquement parce que Barry le lui a demandé... Et ce n’est malheureusement qu’un exemple parmi tant d’autres...

Je retire néanmoins trois choses positives de cette saison 3 :
— Tout d’abord les références geeko-rigolotes de Cisco. Bon, ça ne pèse pas lourd mais ça arrache un sourire de temps en temps.
— Jo West, moins crétin que la moyenne, assez cool et bienveillant. Mais ça ne pèse pas lourd non plus.
— HR, le personnage de l’année de Tom Cavanagh et son côté poétique et fantasque, si l’on oublie le GRAND-twist-que-PERSONNE-n’a-vu-venir-numéro-1 et qui fait que donc que ça ne pèse toujours pas lourd.

Bref, ça ne pèse pas lourd.

Et bien évidemment la saison s’est terminée sur un cliffhanger complètement moisi où Barry est prisonnier de la Speed-Force (la force véloce en français ?) et où il se sacrifie.

La saison 4 commence donc avec une équipe réduite et débordée par les événements dans laquelle Wally West est toujours aussi arrogant et puéril.

C’est le moment que choisi Samouraï Cyborg (parce que pourquoi pas) pour débarquer et réclamer The Flash (parce que pourquoi pas). Or, The Flash a disparu depuis 6 mois.

Heureusement, par un hasard complet du scénario, Cisco a sous le coude une solution pour libérer Barry sous 24 heures. C’est quand même une sacrée chance et un bel hasard que Samouraï Cyborg choisisse juste ce moment là et un ultimatum de... 24h. Que ferait-on sans ces scénaristes ?!

Du coup, youpi, Iris, le grand amour de Barry est super heureuse et pleine d’espoir à l’idée qu’elle puisse revoir l’homme de sa vie.
Sauf qu’en fait non. Parce que ça serait une réaction logique et que dans cette série les personnages ne réagissent pas de façon logique et que par conséquent, elle ne veut pas qu’on tente de libérer Barry. J’avoue humblement avoir renoncé à essayer de comprendre.

Et donc en toute logique, l’ex-Team Flash, qui est une équipe soudée, décide de ne pas tenir compte de l’avis d’Iris et tente malgré tout de libérer The Flash de sa prison. C’est à dire que c’est quand même plus pratique pour la série de récupérer son personnage principal, si possible avant la fin du premier épisode de la saison. Sauf que la tentative de sauvetage plante mais qu’en fait ça marche (oui, faut s’accrocher avec cette série, tout va siiiii vite et est siiiii cohérent).

Barry est libre mais complètement zinzin et fait des tags (ou fait une partie de Morpion géante avec lui-même et Savitar, il reste un doute) sur les murs de sa prison et ne peut donc pas combattre Samouraï Cyborg.

Et là, Iris a une idée brillante (ou peut-être stupide en fait, je suis plus sûr de rien) : elle va se livrer à Samouraï Cyborg et ça va rendre la raison à Barry parce que "l’amouuuuuuuur"… Donc évidemment, ça marche parce que le vide intersidéral du scénario (il n’y a pas d’autre explication possible) dit que "Ok, Barry retrouve ses esprits au moment où Iris est enlevée".

On a alors le droit à une scène où Barry court à coup d’effets spéciaux ridicules sur des éoliennes en train de se casser la figure, et où, à notre grande surprise, il réussit à libérer Iris (quel retournement de situation dingue !) et à dézinguer Samouraï Cyborg.

Happy End Gnan Gnan, status quo réinstauré, et scène post générique pour nous présenter celui qui, à moins d’un GRAND-twist-que-PERSONNE-n’aura-vu-venir-numéro-12, sera le grand vilain de la saison.

A.FFLI.GEANT.

Visiblement les scénaristes ont troqué leur pelle pour une pelleteuse pour continuer de creuser toujours plus vite vers le néant.

Sebargio
P.S. Il ne reste plus qu’une seule question : pourquoi est-ce que je continue à m’infliger ça ?
Notes

[1Hé oui, il est forcément stupide puisque le GRAND-twist-que-PERSONNE-n’a-vu-venir-numéro-2 est que Savitar est en fait Barry lui-même, l’homme le plus stupide actuellement en vie.