Powerless: Battle Royale
Le Cerveau
Jeph Loeb, le scénariste de cet épisode, n’est pas un novice. Bon d’accord, ses débuts au cinéma dans les années 80 avec Teen Wolf, ou Commando, n’avaient rien du génie. Sans être les plus grands films de tous les temps, ils avaient au moins l’avantage d’être de bon pop-corn movies. Ensuite, commettre Teen Wolf II écrit avec Tim Kring – c’est beau le copinage à Hollywood - présageait déjà de la suite.
Bref.
Mais surtout Loeb s’est fait un nom en écrivant des comics. Vous savez, les trucs avec des cases, des dessins et des bulles qui parlent presque toujours de super-Heroes ! Alors pourquoi quand je regarde Heroes en général, et cet épisode en particulier, j’ai l’impression de voir des ersatz de super-héros ?
Bon sang, Loeb a écrit du Batman. Le personnage de DC ce n’est pas Candy ! C’est sombre, noir. Batman, comme ses adversaires, est sensé avoir des motivations tortueuses et être tout sauf fade. Je ne demande pas que tous les personnages de la série soit des "vigilantes" torturés, mais que au moins Adam et "Swatch" ne soit pas deux potiches qui montrent leur côté dangereux par des rictus faciaux ou en plissant le front.
Même un personnage de comics assez stéréotypé comme Anthony Stark, beau, riche, intelligent, a un problème de boisson quand tout va mal. Dans Heroes, les personnages ont juste des problèmes capillaires pour montrer que tout n’est pas tip-top dans leur vie. Ça craint.
Si c’est le passage sur le petit écran à une heure de grande écoute pour ratisser large qui est responsable d’une certaine édulcoration, et bien, il est temps de cesser de faire du comics à la télé. Parce que faire marcher deux saisons sur le mode : "Fire : Bad. Tree : Pretty", c’est clairement un échec.
Vous imaginez si Heroes était écrite par notre dream team ?

Ju et moi, on se battrait, de manière vicieuse en plus, pour avoir les reviews.
Malheureusement on n’en est pas là. On est dans le règne du politiquement correct. La résolution du cliffhanger avec Peter et Hiro nous le montre encore. Pas de confrontation : on ne se bat pas vraiment dans Heroes, on parle.
Un Génie, Deux Associés, Une Cloche
Hiro évite de se trouver devant les éclairs bleus de Peter en se téléportant, derrière lui, devant, derrière, devant, der...HOULA... Je crois que je vais vomir là. Mais avant de rendre mon dîner, Peter met fin au chassé-croisé avec Hiro en l’électrocutant avec son épée. Voilà ce qui arrive quand on refuse d’utiliser le second amendement et qu’on préfère jouer au samourai. Pendant que Peter joue au Jedi en tentant de faire sortir la porte du coffre de ses gonds, son frère et gros Pacman interrogent maman Petrelli.
On apprend ainsi, que si Peter Petrelli est un con, et bien c’est génétique. Sa mère suivait aveuglément Adam au temps de sa jeunesse folle avant de se rendre compte du danger du monsieur. D’ailleurs, "bitch mama" sait-elle aussi comment tuer Adam, c’est un des secrets les moins bien gardé du monde faut croire. Je me demande encore pourquoi personne n’a eu l’idée de flinguer Adam puisque la compagnie le savait si dangereux ? Bref !
Peter finit par démanteler la porte. Et là... Yataaa ! Hiro est de retour et il n’est pas seul. Nathan et gros Pacman ont pris la Petrelli Airway, vol direct vers Odessa Texas, en classe économique avec boisson et petit four en supplément.
Si Peter n’écoute pas Hiro et gros Pacman, les deux valdinguent contre le mur. Au moins il écoute son frère, qui hop, le retourne comme une crêpe après un petit discours d’encouragement et lui fait détruire le virus.
Nathan a alors la bonne idée de donner une conférence de presse pour exposer la compagnie. Pas de bol, le coffre était sur écoute et l’ancien politicien se fait tirer dessus avant de finir son allocution. Nathan est bête, il aurait du le savoir :
La première règle de la compagnie est : On ne parle pas de la compagnie.
La seconde règle de la compagnie est : ON NE PARLE PAS DE LA COMPAGNIE !
Et puis moi je dis bien fait. Il n’a que ce qu’il mérite cet égoïste ! Dans le coffre, Hiro avait disparu, ainsi qu’Adam, mais ni lui, ni gros Pacman, ni Peter ne s’étaient inquiétés. Ils se seraient demandés où étaient les deux autres, il ne se serait pas fait tirer dessus, il y a donc une justice. Personnellement, j’aurais aussi flingué les deux autres pour faire bonne mesure.
J’adore les relations fouillées entre personnages quand même.
Là, vous vous demandez mais où sont passés Hiro et Adam ? Facile, pendant que Peter et Nathan avaient leur "pep talk", Hiro stoppe Adam en le transportant littéralement six pieds sous terre où il doit être théoriquement incapable de nuire. Plutôt sympa comme vengeance.
Et là j’entends râler : QUOI ?? Joma, tu nous casses les bombons depuis deux reviews parce que la compagnie n’a pas tué Adam et là ça ne te dérange pas qu’il ne meurt pas, tu te fous de nous ?
Eh bien pas du tout. On n’ a pas cessé de nous dire que si la compagnie avait enfermé Adam c’est parce qu’elle ne pouvait pas le tuer, et que c’était le seul moyen de l’arrêter. Or manifestement tout le monde semblait au contraire savoir comment se débarrasser définitivement de lui. Comment tuer Adam n’était donc rien de plus qu’une solution foireuse pour affaiblir un personnage qui semblait trop puissant. Et ce genre de facilité m’exaspère facilement.
Nous dire, par exemple, qu’Adam pouvait être tué mais que pour une raison X ou Y la compagnie avait voulu le garder en vie pour un plan futur, ça devait être trop simple dans l’esprit de la team Tim.
Par contre, que Hiro ne le tue pas, pour assouvir une vengeance en le faisant souffrir pour l’éternité, ça me plait beaucoup plus. Et puis d’abord c’est ma review et je dis ce que je veux !
Le Grand Silence
L’intrigue de Noah et sa famille qui n’avait rien de transcendante se finit en eau de boudin.
Le gentil Bob s’inquiète que Glaire veuille révéler la compagnie au grand jour après la mort de son père. Il monte donc un plan compliqué - menaçant Glaire de mort, en gros et pour faire court - pour que Noah convainc sa fille de garder le silence. Le binoclard se pointe donc devant Glaire plus que surprise et lui dit de la fermer, puis repart avec Bob pour protéger sa famille de la compagnie.
C’est marrant, ça me rappelle une intrigue semblable en saison 1 avec Noah, où il était question d’un Haïtien, de perte de mémoire, du frère de Julia Roberts. Les scénaristes sont bien à gauche à Hollywood, ils font du recyclage partout.
J’avoue mon admiration sans borne pour eux d’ailleurs. Ils nous donnent un cliffhanger impressionnant, avec la mort puis la résurrection de Noah, juste pour nous faire plaisir, à nous, les pauvres fans admiratifs qui s’exclament : Oh c’est comme pour Claire, joli clin d’oeil. Parce que sinon, toute l’intrigue des Bennet depuis le début de saison n’a servi strictement à rien. Onze épisodes pour faire chanter Noah et le contraindre à bosser de nouveau à la compagnie, c’est presque aussi puissant que les aventures de Micah à la Nouvelle-Orléans.
Enfin, Jeph est Übercool en donnant à jouer à Jack Coleman le désormais classique cliché : Steve McQueen joue avec une balle en prison, tiré de La Grande Évasion.
De l’Or pour les Braves
L’autre intrigue bien faible est celle de la stripper boring family. On en était resté à l’Eponge qui se fait prendre alors qu’elle tentait de rendre service à The Great Machine. La suite est tout aussi édifiante, Micah qui sait aussi bien parler à sa mère qu’aux machines, lui demande de sauver l’Eponge. Les voilà partis à la recherche de la jeune fille. Ils la trouvent, mais l’entrepôt où elle est retenue prisonnière se retrouve en proie aux flammes. Niki sauve Monica. Niki reste coincée au milieu des flammes. Niki serait morte ?
Suspens, suspens insoutenable...
Requiem for a Dream
"TAG Heuer" veut sa piqouze de sang de cheerleader. Il est donc dans l’appartement cosy de Mohinder, Molly et gros Pacman qui n’est pas là. Avec lui, il a amené Maya, sa bonne mexicaine qui se retrouve derrière les fourneaux.
Merci M. Loeb pour ce stéréotype involontaire comme je les aime.
Durant sa confrontation avec Mohinder, Maya va découvrir que son nouveau pote "Bulova" est tout sauf ce qu’il a dit. Énervée, elle va alors pleurer de l’huile noire. Mais ce diable de "Bvlgary" va jouer sur sa fibre de gentille héroïne en puissance pour lui faire sécher ses larmes. Ensuite Mohinder teste le sang de "Mont Blanc", yadi, yadi yada et voilà que débarque Elle.
Voulant se faire pardonner sa prestation face à Glaire, dynamogirl décide de s’occuper du cas "Tissot". Là, entre deux éclairs bleus, "Sector" tire un peu n’importe où et tue Maya avant de s’enfuir avec le sang de Glaire. Mohinder est dégoutté de voir qu’il ne pourra pas sauver Niki puisque "Timex" a pris les éprouvettes de sang. Mais, par chance, il a du en trouver un peu pour...
Ressusciter Maya. Et oui, on n’en a pas fini avec los hermanos boringos.
Je n’y crois pas, moi qui espérait encore qu’un mort le reste. Pourvu qu’Alejandro reste où il est. Tiens, d’ailleurs, si on injecte le sang de Glaire à un mort en décomposition, est-ce que l’on a un zombie ou juste un vivant avec un sérieux lifting à faire ?
Non mais Tim, laisse tomber, ce n’était pas vraiment un question sérieuse.
Re-Animator
Le livre deux est donc enfin fini.
Le livre trois s’ouvre sur « Sylar » s’injectant la solution de Mohinder, et tel un mort revenant à la vie, retrouve ses pouvoirs.
Tremblez héros, notre doomsday clock est remontée, et il n’est pas content !