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No Ordinary Family - Avis sur le premier épisode de la gentille série de Michael Chiklis

No Ordinary Family: Tout ce qui a commencé doit finir !

Par Tigrou, le 4 octobre 2010
Par Tigrou
Publié le
4 octobre 2010
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Sur les conseils de Ju, j’ai accepté de regarder un pilote de série cette année. Toujours sur les conseils de Ju, j’ai décidé que ce pilote serait celui de No Ordinary Family, une série dont je ne savais absolument rien, mais qu’il me conseillait absolument de regarder.

Encore sur ces conseils, j’ai promis de rédiger la review après l’avoir visionné. Que je suis bête !

Qu’est-ce que c’est ?

No Ordinary Family est la nouvelle série de Greg Berlanti, diffusée sur ABC le mardi du 28 septembre au 15 octobre

Greg Berlanti a été producteur exécutif sur Brothers & Sisters et Dirty Sexy Money, ce qui veut dire qu’il a l’habitude de caster de bons acteurs dans de mauvaises séries.

Avec No Ordinary Family, il va plus loin en castant de bons acteurs dans une énorme daube.

De quoi ça parle ?

C’est les Indestructibles, en nul. Avec de vrais acteurs pour jouer les personnages.

Et c’est avec qui ?

Plein de gens sympas qui ne méritaient pas ça : le père est joué par Michael Chiklis (Vic Mackey dans The Shield), la mère par Julie Benz (Angel, Dexter), l’assistante geekette par Autumn Reeser (The O.C.), le faire-valoir de Chiklis par Romany Malco (Weeds)…

La fille de Michael Chiklis n’apparaît pas dans l’épisode. Selon la rumeur, elle arriverait plus tard dans la saison pour jouer le Big Bad.

Brrrrrr...

Et c’est bien ?

Vous l’aviez peut-être déjà deviné grâce aux sous-entendus subtils que j’ai glissés dans les parties précédentes de cette review : C’est une grosse merde.

Pourtant, sur le papier, on ne partait pas si mal que ça…
La famille Walker avec des supers pouvoirs et Vic Mackey, ça ne promettait pas une série intelligente… Mais après tout, on aurait pu rigoler un peu !

Au final, qu’est-ce qu’on s’ennuie… Ce pilote ne dure que 40 minutes, mais j’ai du le regarder en 3 fois tant j’avais du mal à m’y intéresser. Pire : à plusieurs reprises, je me suis surpris à penser “Au fond, Heroes, c’était pas si mal !”.

Une série AMC comparée à No Ordinary Family

Il faut dire que malgré le titre de la série et son concept, ses intrigues et ses personnages sont on ne peut plus ordinaires !

Une mère qui travaille et se sent coupable de ne pas assez voir ses enfants, un père qui a moins réussi professionnellement que sa femme et qui a du mal à l’accepter, deux préados qui trouvent leur parent super lourds et ne veulent plus partir en vacance en famille parce qu’ils veulent ménager du temps pour leurs intrigues inintéressantes à eux (la fille porte des bérets en laine et se fait plaquer par son copain parce qu’elle veut attendre avant de coucher, le fils est mauvais en cours et passe ses journées dans sa chambre à faire on se demande bien quoi)… Aie aie aie, les scénaristes ne craignaient-ils pas de déstabiliser les téléspectateurs en mélangeant tant d’intrigues jamais vues dès leur premier épisode ?

Autre gros problème : les pouvoirs censés donner un peu d’intérêt à ces personnages on ne peut plus banals sont eux aussi désespérément ordinaires ! Super force, super vitesse, télépathie, super intelligence… On ne peut pas dire que les scénaristes se soient beaucoup foulés, même les tous premiers X-Men avaient des pouvoirs un peu plus originaux !

Evidemment, la super force et la super intelligence sont attribuées aux hommes de la famille. Les femmes, elles, devront se contenter de la super vitesse (pour être gracieuses et arriver à l’heure à l’école des enfants le soir) et de la télépathie (pour comprendre ce que veulent les garçons et résoudre les conflits de façcon non violente). Et, évidemment, les hommes de la famille sont ravis d’hériter de ces super capacités qui vont leur permettre de sauver le monde, tandis que les femmes geignent devant les responsabilités (somme toute fort stressantes) qui viennent avec ce pouvoir.

Quant aux acteurs, ils s’ennuient visiblement autant que nous. Chiklis et Benz débitent leurs monologues sans enthousiasme et, à défaut d’avoir de vrais personnages à jouer, reprennent leurs anciens rôles en mode automatique (Vic Mackey rencontre La Chose pour Chiklis, Rita en tailleur pour Benz).

Même les cameramen s’ennuient dans No Ordinary Family. La preuvre ? Ils s’amusent à caser d’énormes symboles phalliques entre les deux stars masculines du show pour se distraire.

Sexual tension you can cut with a knife.

Bref, rien à sauver… Mais au fond, j’aurais pu le savoir au bout de 5 secondes. Après tout, la série commence par une voix-off qui nous explique très sérieusement que « Toute histoire a un début. ».

Lost aussi, en fait, c’était pas si mal…

L’homme est un loup pour l’homme !
Tigrou
P.S. Damn you, Ju. Damn you !