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Les Moments du Mois - Sept moments séries qui nous ont marqués au mois d’octobre

2015: Octobre 2015 en Sept Moments Séries

Par la Rédaction, le 1er novembre 2015
Publié le
1er novembre 2015
Saison Octobre
Episode Octobre
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Les « Moments du Mois », c’est le rendez-vous mensuel de pErDUSA, l’occasion pour laquelle les membres de la rédaction mettent leurs petites pantoufles, s’installent devant leurs claviers respectifs, et essayent de se souvenir comment on fait pour mettre le trait de travers au dessus des "e" et arrêter de toute écrire en minuscule.

Bref, en octobre, on n’a quasiment rien écrit.

Mais on a regardé ça :

1 Please Like Me

Saison 3 - Episode 2 - Simple Carbohydrates

22 octobre / Arnold chante Chandelier de Sia
Par Tigrou

C’est le début de saison le plus enthousiasmant que j’ai vu cette rentrée. Please Like Me, la version australienne de Girls et Looking (comprendre : moins chic, moins chiant, et avec des opossums et des kangourous dedans) est revenue il y a deux semaines pour sa troisième saison. Et à en croire les premiers épisodes diffusés, elle est en très, très grande forme.

Please Like Me, pour ceux qui ne connaîtraient pas, c’est une série qui s’intéresse au quotidien de Josh – joué par le créateur et auteur de la série Josh Thomas – un jeune gay australien névrosé, qui doute beaucoup de lui, parle trop, et saborde avec soin toutes ses relations sentimentales. C’est à la fois une comédie lumineuse sur l’envie d’être aimé, et une série capable d’explorer – avec un humour grinçant mais jamais méchant – des sujets beaucoup plus sombres, comme la dépression dont souffre la mère de Josh.

Please Like Me, à la base, c’est vraiment une série de la lose. Josh Thomas ne semble jamais vouloir s’attarder sur les succès rencontrés par ses personnages, notamment dans leur vie sentimentale. Au contraire, il pratique l’ellipse à outrance dans ses saisons, pour arriver directement aux moments qui l’intéressent : ceux où les histoires sentimentales de ses héros aboutissent à des déceptions ou des catastrophes. Si Josh embrasse le mec dont il est amoureux à la fin d’un épisode, on peut être certain que le suivant démarrera un mois plus tard, au moment de la rupture.

Ou plutôt : on pouvait en être certain dans les deux premières saisons de la série ! Car dans ce début de Saison 3, Please Like Me change ses codes, et choisit pour la première fois de placer son héros dans une relation amoureuse sérieuse et de s’attarder aussi sur les aspects plus mignons de cette histoire...
Ca aurait pu affadir la série, mais pour l’instant, c’est une vraie réussite : les deux premiers épisodes de cette saisons sont parmi les plus romantiques que j’ai vus à la télévision (et ils n’oublient pas pour autant d’être grinçants et drôles !).

Le Season Premiere est construit sous forme d’ellipse, et pose les bases de la relation entre Josh et Arnold, son nouveau petit ami, de façon assez brillante. La fin – sans dialogues – est l’un des moments les plus touchants que j’ai vu à la télévision depuis longtemps.

Quant au deuxième épisode de la saison, il se conclut par une reprise aussi inattendue que géniale de la chanson Chandelier de Sia par un personnage. Ce serait dommage d’en dire plus ici, tant la force de la scène repose sur tout le sous-texte qu’elle fait remonter à la surface au moment où l’on s’y attend le moins... Mais sachez-le : ces deux minutes sont l’un des plus beaux moments que j’ai vu récemment à la télévision.

Bref, Please Like Me est plus attachante et drôle que jamais... Et je pense qu’il faut en profiter. Parce que même si ces prémices romantiques me plaisent beaucoup, je ne crois pas une seconde que Josh Thomas soit devenu un grand optimiste entre les saisons 2 et 3. S’il s’attarde autant sur les aspects positifs de cette relation dans ces premiers épisodes, c’est forcément pour mieux nous briser le cœur dans la suite de la saison... Non ?

2 Gotham

Saison 2 - Episode 4 - Strike Force

13 Octobre / You’re the worst
Par Blackie

Gotham est une série sombre. Très sombre. Il y a plein de méchants qui tuent, complotent gravement, et parfois même jouent au copier-coller avec des bouts de corps. Mais la série devient à la limite du supportable dans son portrait de l’abus que subissent les plus jeunes personnages. Car cette ville est affublée de la pire terreur des Services Sociaux : Alfred Pennyworth.
Et cette fois-ci, il est allé trop loin.

Depuis plus d’une saison, je me délectais de voir les horreurs qu’Alfred fait subir au petit Bruce Wayne. Pas par sadisme, mais parce que toute l’atrocité du système à Gotham est résumée dans le fait qu’Alfred puisse être le gardien légal d’un être vivant. Puis je voulais vraiment faire décoller mon hashtag #WorstParentEver.

Alfred, voyez-vous, c’est un dur. Un ancien soldat. Un anglais.
Quand le petit Bruce, du haut de son mètre trente-deux, fut tout juste témoin du meurtre de ses parents, il lui rappela clairement qu’il avait intéret à arrêter de chouiner parce qu’“On ne croit pas à la thérapie dans cette famille”. Ni au rapprochement émotionnel avec ce petit orphelin dont il a la garde... et qui signe les chèques pour sa pension.

Par contre Alfred croit en la responsabilité : quand Bruce a une idée risquée en tête, il n’hésite pas à lui dire que “Si on meurt, ce sera de ta faute”.
Il l’aide aussi à fabriquer des bombes, lui interdit de parler français, l’endurcit en le laissant se balader seul en forêt pendant des heures malgré la vague d’assassins à ses trousses. Et quand Bruce se blesse, paralysé dans la nature en pleine nuit, Alfred vient le retrouver... après l’avoir observé souffrir pendant une heure.

C’est un parent tellement investit que quand il se fait virer, il oublit complètement qu’il est légalement obligé de continuer à rester avec le môme ! Pas de doutes, petit Bruce grandira équilibré.

Et il n’est plus le seul orphelin de Gotham en danger.

Dans cet épisode, Alfred est très en colère contre Selina, pour avoir tué son vieil ami. C’était un ami qui l’a poignardé et voulait tuer Bruce, mais “Bros4Life” quand même. Alors comme il n’aime pas parler de ses émotions, il lui colle un coup de poing en pleine figure.

Oui un coup de poing, pas une baffe.

Un poing d’adulte, dans la figure d’une enfant de 14 ans.

Selina a certes fait une chose atroce, mais même sans cocher les cases “orpheline”, “vivant seule dans la rue” ou “manipulée par des truants”, ce ne serait toujours pas la réaction d’un adulte normal.

Là t’es vraiment le pire, Alfred. Et c’en est même plus drôle.

3 Longmire

Saison 4 - Episode 7 - Highway Robbery

En ligne depuis le 10 septembre 2015 [1] / The True Lethal Wire
Par Jéjé

Même si Longmire tient son titre du nom famille de Walt, son héros mâle blanc hétérosexuel cinquantenaire incapable d’exprimer ses émotions (qui en plus a le mauvais goût de ne pas être interprété par un cheval), elle est devenue ma série préférée du moment.
La nouvelle saison produite pour Netflix (avec des épisodes rallongés d’un gros quart d’heure, détail sensé horrifier tout adorateur de séries de network) est encore plus réussie que les précédentes : tout est parfait. Les personnages centraux. Les enquêtes hebdomadaires. Les arcs qui structurent la saison. Le vaste univers des personnages secondaires. L’exploration de l’oppression blanche (même involontaire) sur la « minorité » indienne. Ally Walker. Tout est parfait.

Et comme si ça ne suffisait pas, dans cet épisode, il y la petite touche d’humour que l’on n’attendait pas, quasi imperceptible, gentiment grinçante, un brin moqueuse envers les adorateurs de séries plus estimées que Longmire (bon, ça, c’en est mon interprétation toute perdusienne).

Je vous explique.
Depuis quelques temps, le frère de Tim Riggins (oui, oui, la distribution dans Longmire est… parfaite), petit criminel repenti pas très finaud mais très attachant, s’est mis dans la tête de devenir l’un des adjoints du shérif. Dans cet épisode, Walt vient chez lui pour faire le point sur une affaire dans laquelle il possède des informations.
Quand il entre dans sa chambre, il désire déposer sa chapeau quelque part, son regard s’attache sur le chevet et il voit ceci.

Le plan dure à peine quelques secondes, le temps que Walt dépose son chapeau par dessus tout ça.
Moi, ça m’a fait beaucoup rire.
Et fait aimer la série encore un peu plus.

PS : Je n’ai pas reconnu les deux coffrets DVD qui sont sous celui de The Closer.
Je distingue "Absolutely the funniest comedy..." sur la jaquette du premier, ça pourrait être quoi ? J’imagine que ça n’est pas The Middle...

4 Madam Secretary

Saison 2 Episode 4 - Waiting for Taleju

25 novembre / Henry ne passe pas un homme à tabac
Par Feyrtys

Madam Secretary ne manque pas de points forts : Téa Leoni, Bebe Neuwirth, Téa Leoni et Téa Leoni. Si les intrigues diplomatiques de Super Secretary ne sont pas toujours très subtiles, celles internes à la Maison Blanche sont plutôt bien ficelées et donnent envie de soutenir Elizabeth McCord contre vents et marées (en l’occurrence, contre le président des États-Unis, belle ordure politique sous des airs d’homme droit dans ses bottes).

Non, le plus gros problème de Madam Secretary, c’est Henry. Père et mari exemplaires, ancien pilote de l’armée, théologien, professeur d’éthique de la guerre (!!) devenu en saison 2 officier référant pour la NSA, Henry semble être capable de tout, incarnation parfaite de la virilité intelligente. Si Téa Leoni est en tout aussi exceptionnelle, elle a le mérite d’occuper la place centrale de la série et d’avoir obtenu un poste à la hauteur de son talent. Henry, lui, semble naviguer en périphérie sans vraiment trouver sa place. Est-il un intellectuel ? Un (super) homme d’action ? Son sens moral infaillible lui permet-il de guider Elizabeth en eaux troubles ?

Même Eric Taylor avait des défauts. Henry McCord, lui, semble plus parfait que Captain America (avec un sens de l’humour plus développé). Je n’ai donc pas compris pourquoi les scénaristes avaient décidé d’en faire en plus un agent de la NSA chargé de recruter des espions russes.
Ma surprise fut encore plus grande lorsque dans l’épisode 3, le même Henry, professeur d’éthique de la guerre, assiste à la torture psychologique et physique de sa recrue sans lever la moindre objection et s’adonne même à du chantage pour convaincre le jeune homme en question de passer du côté du gouvernement américain, ce grand défenseur des droits de l’homme s’il en est.
Ma confiance dans la série a ainsi basculé et je me suis retrouvée à craindre chaque apparition d’Henry à l’écran.

Dans l’épisode 2x04, Henry prend la défense de sa fille à la télévision et critique l’hypocrisie qui consiste à jeter l’opprobre sur des femmes sexuellement actives tout en célébrant les hommes dans la même situation. J’ai presque eu envie de l’aimer à nouveau. Jusqu’à la scène où l’homme responsable de la fuite des photos « compromettantes » en question est retrouvé et arrêté par le FBI, et qu’Henry demande à pouvoir s’entretenir seul à seul avec lui pendant 15 minutes.

Panique à bord. Une seconde plus tôt vautrée sur mon canapé, je me relève d’un bond pour crier mon indignation à la télévision. Ça y est, c’est évident, Henry est devenu Jack Bauer et MADAM SECRETARY EST FICHUE. Il va passer à tabac un type juste parce qu’il peut le faire et que ça le défoulerait, et juste parce qu’il ne faut pas faire de mal à sa fille. J’aurais dû me rappeler du discours qu’il a tenu à son fils plus tôt dans l’épisode, mais voilà, les images de la torture dans l’épisode précédent me reviennent et je me vois déjà en train de pleurer sur Twitter que la série a sauté le requin.
J’ai donc poussé un soupir de soulagement quand j’ai réalisé, une scène ou deux plus tard, qu’il n’allait pas devenir un Jack Bauer 2.0, mais permettre à sa fille de régler elle-même la situation et de tourner la page.

Néanmoins, tant qu’Henry continuera à travailler pour la NSA sans vraiment en parler à Bess, je sens que rien ne sera gagné pour Madam Secretary. Alors qu’il y aurait une solution très simple pour donner à ce personnage l’ampleur qu’il mérite : le montrer uniquement là où il est le meilleur, en boxer sur son lit. Emmy garanti pour les jambes de Tim Daly.

5 Drunk History

Saison 3 - Episode 1 - New Jersey

1er septembre / Jenny Slate et le Big Bang
Par Ju

Vous vous êtes sans doute retrouvés dans cette situation où, depuis des années, vous entendez parler d’un truc, régulièrement, sans jamais chercher à savoir ce dont il s’agit vraiment, jusqu’au jour où le hasard vous renvoie ce truc à la figure sans trop de raison. Non ?

Ok, donc ici le truc c’est "Drunk History", le hasard c’est moi, et vous, vous restez vous, par souci de simplicité.

Donc, Drunk History, c’est une pseudo-série de Comedy Central où des célébrités (principalement des comédiens) racontent les petites et grandes anecdotes de l’Histoire américaine. Petit détail qui a son importance : ils sont complétement saouls. Bourrés. Torchés de chez torchés.

Et donc, c’est très rigolo.

Souvent.

A vrai dire, la série est assez inégale, tant les petites histoires (trois par épisode, pour environ sept minutes chacune) peuvent varier en intérêt en fonction de ce qu’elles abordent et du narrateur. Mais quand c’est réussi, putain, c’est assez fabuleux.

Par exemple, prenons l’épisode d’ouverture de la première saison où Jenny Slate, excellente narratrice, pleine de personnalité, à l’enthousiasme communicatif, nous parle de la découverte du Big Bang par deux scientifiques du New Jersey.

Une grande partie de l’intérêt de Drunk History est de voir comment l’alcool délie les langues et transforme la narration en quelque chose de beaucoup plus approximatif, surtout quand les narrateurs partent dans des détours involontaires, s’arrêtent, se reprennent, cherchent leurs mots, le tout mis en images par des acteurs (souvent très connus) rejouant les scènes.
Ce qui fait de "Jenny Slate et le Big Bang" une des meilleures séquences de la série est, tout simplement, que Jenny Slate a l’alcool joyeux.
Là où il arrive que certains narrateurs finissent par terre, vomissent, ou deviennent complètement incohérents (Paget Brewster s’illustra en... partant fouiller dans ses fringues. Dan Harmon, lui, est le Dan Harmon qu’on connait habituellement.), Jenny Slate donne surtout l’impression de s’éclater avec son histoire.

On assiste donc à une espèce de spectacle d’impro dans une ambiance intimiste, une jolie histoire, dans une vidéo disponible en intégralité sur Youtube que je recommande à quiconque souhant découvrir Drunk History.

6Fargo

Saison 2 - Episode 1 - Waiting For Dutch

22 octobre / L’épisode inaugural pour les nuls
Par Nico

Une discussion dans un restaurant où l’on aime les gauffres. L’échange tourne court et provoque un événement. Puis un autre. Et encore un autre. Et encore, encore un autre. L’action se déplace vers l’extérieur où, là aussi, les réactions s’enchainent rapidement et surtout, de façon assez délirante.

L’été dernier, j’ai proposé à la rédaction de faire l’autopsie des pilotes de la rentrée 2015. Pour un peu, le season premiere de Fargo me pousserait à remettre ce projet dans mes cartons et passer à autre chose.

Avec Waiting For Dutch, Noah Hawley et sa bande de sales gosses plient l’exercice de l’épisode introductif de manière jubilatoire. En trois quarts d’heure, la série introduit quatre grands groupes de personnes et à peu près le double d’intrigues, sans jamais perdre le téléspectateur… mais en l’emmenant presque toujours là où il ne s’y attend pas.

S’il est beaucoup trop tôt pour savoir si la saison 2 tiendra la route, et si la barre est placée haut (notamment dans le ciel), il faut savoir apprécier son plaisir à l’instant T.

Avec fluidité, avec maîtrise, ce nouveau chapitre de Les Givrés du Dakota ont vraiment le sang chaud est un modèle du genre dans sa capacité à rebondir d’une idée à l’autre, d’un enjeu à l’autre et d’un personnage à l’autre. Ici, pas de « C’est qui lui, déjà ? », pas de « Attends, de quoi on parle ? » ou de « Mais elle est con comme une valise sans poignée, cette réaction ! ». Costaud, donc.

J’en connais un sacré paquet qui devrait prendre exemple, et leur nom de famille ne commence pas toujours par Pizzolatto. Pour le coup, on en parlera le mois prochain.

7 Law & Order : SVU

Saison 17 - Episode 5 - Community Policing

14 octobre / #SVUmatters
Par Conundrum

Cette saison, j’ai pris la décision de ne pas essayer de nouvelles séries mais plutôt de donner une chance aux séries transparentes. Vous savez, celles dont on connait l’existence mais qu’on ne regarde jamais. C’est du Castle pour certains, du The Mindy Project pour d’autres, pour moi, l’exemple le plus pertinent de la télé transparente était Law and Order : SVU.

J’ai bien regardé le premier épisode de la saison et ai plutôt apprécié l’expérience, c’est le trio d’épisodes suivants qui a achevé de me convaincre que c’était la meilleure idée sérielle que j’ai eu depuis bien longtemps. Dans « Transgender Bridge », la mort d’un adolescent transgenre a permis d’aborder le sujet de manière pertinente mais aussi d’explorer les thème de la mentalité de groupe et l’aspect légale et psychologique de la responsabilité d’un acte commis par un mineur. Dans « Institution Fail », la mort d’un enfant explore la situation inquiétante des services d’aide sociale à l’enfance à New York. Et surtout dans « Community Policing », SVU s’attache au mouvement Black Lives Matters.

Pour ceux qui ont la même vision que celle que je me faisais de la série jusqu’à cet été, un sujet aussi houleux et difficile à aborder aurait été une tache difficile pour la série dont les épisodes de l’époque de Meloni semblait être écrite à la patte lourde. Pourtant depuis sa saison 13, Warren Leight, le nouveau showrunner a entamé une évolution vers une série beaucoup plus fine. Et pour sa dernière saison aux commandes de son écriture, il semblait vouloir finir sur une excellente note. Dans « Community Policing », le meurtre par erreur d’un jeune homme afro américain permet à SVU de montrer à quel point la série a muri. Il ne s’agit pas ni à résoudre une intrigue avec une conclusion satisfaisante ni à chercher à refaire l’histoire mais plutôt explorer toutes les facettes d’une situation difficile et injuste.

Et SVU n’a pas hésité à assigner un point de vue à ses personnages sans aliéner le public qui n’adhère pas à ces positions. Benson défend les policiers qui ont un commis une erreur car ils ont suivi les procédures qu’on leur a enseigné, et Barba, le procureur, pense à un excès de zèle. La conclusion de l’épisode ne laisse personne satisfait, mais traite de manière courageuse un thème difficile à aborder. Et c’est ce que la série a fait régulièrement pendant tous ces épisodes depuis fin septembre.

Et même si le dernier en date était bien en deçà de ce que SVU nous avait habitué, n’hésitez surtout pas à jeter un oeil à l’un des épisodes cités ci dessus pour vous (re)faire une nouvelle opinion de la série. Allez, c’est pas comme si vous étiez occupés avec Rosewood ou Dr. Ken !

la Rédaction
Notes

[1Si une programmation hebdomadaire de la saison avait débuté à cette date, cet épisode aurait été diffusé le 22 octobre, donc, oui, ça compte bien pour un moment d’octobre.