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Fringe - Un épisode de traductions grecques et d’anus humide

A New Day in the Old Town: Pacey et le Cas de l’Anus Humide

Par Conundrum, le 20 septembre 2009
Publié le
20 septembre 2009
Saison 2
Episode 1
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90210, Melrose Place, Glee, The Vampire Diaries, et, en attente, The Beautiful Life : TBL, si vous vous demandez ce qu’il arrive à pErDUSA, le site des critiques profondes de séries intelligentes, vous n’êtes pas les seuls. Mais ne vous inquiétez pas, je suis là pour redresser le niveau. Et quoi de mieux de Fringe pour accomplir cette tâche ?

Non, pas besoin de crier « Mad Men », « The Office », « Parks and Recreations », « SNL Weekend Update Thursday » et « Sons of Anarchy ». Ma question était purement rhétorique.

What the Fringe ?

Walter disparaît ! Olivia rencontre enfin Spock dans l’autre dimension ! Le vrai Peter est mort et Walter a volé le Pacey de Dawson pour le remplacer ! Avec tant de cliffhangers dans ce finale, ce season premiere ne peut que être riche en révélations et rebondissements.

Ou pas.

L’épisode commence sur la scène d’un accident de voiture. Une des victimes s’échappe. Sonnée, elle se réfugie dans un immeuble et tue un de ses occupants. L’homme s’écrase le visage, car oui, il est fait entièrement de pâte à modeler, je ne vous l’avais pas dit ? Il sort ensuite un appareil un peu bizarre et colle l’embout de son engin au palet de sa victime (That’s what she said !). Il colle le deuxième embout à son propre palet (hmm... that’s what she said ... ?), et prend l’apparence de sa victime.

De retour sur le crash, Pacey et son père font la connaissance de l’agent Jessup, qui les a contactés suite à la présence de la voiture d’Olivia sur les lieux de l’accident. Walter examine la voiture, qui commence à s’animer toute seule. Puis Olivia, de nulle part, est projeté de la voiture. A l’arrêt.

What the Fringe ?

Pacey mène l’enquête

La particularité de ce premiere est qu’il est mené non pas par Olivia mais par Pacey, Olivia ayant la bonne excuse d’être inanimée pendant un bon tiers de l’épisode. A son réveil, en sursaut et en baragouinant ‘sois un meilleur homme que ton père’ en Grec, Olivia ne se rappelle absolument pas des circonstances de l’accident, de sa rencontre avec William Bell, de son voyage dans une autre dimension ou même qu’elle était le personnage principale de cette série il y a encore quelque mois.

Pacey, Walter, Asterix et la vache, aidés de l’agent Jessup, suivent la trace de l’Homme Play Doh , et découvre assez rapidement, genre en 7 minutes de moins qu’une enquête de la saison précédente, qu’ils ont à faire à un soldat de l’autre dimension qui en veut à Olivia. En fait, l’Homme Play Doh a pour mission de savoir ce qu’Olivia sait sur l’autre dimension puis de la tuer. Pacey, Charlie et notre nouvelle amie, l’agent Jessup, arrivent à temps pour la sauver. Mais lors de la poursuite de l’Homme Play Doh, qui avait pris l’apparence d’une gentille infirmière, Charlie devient la nouvelle victime du soldat de l’autre dimension qui assume dorénavant son identité.

Mon père, ce héros

C’est une idée assez audacieuse de mettre le personnage principal de côté lors d’un season première mais je ne suis pas sûr que donner plus d’importance à Peter soit une bonne idée. Contrairement à Walter et Olivia, Peter n’est pas un personnage bien défini. Lors de la première saison, il remplissait juste quelques fonctions scénaristiques. Celle de base est d’assurer la coopération de Walter, puis rapidement, il est juste devenu le Mac Lesgy de la série et de traduire en termes simples les expérimentations de son père.

Au-delà de cela, le Pacey, il sert pas à grand chose. Les scénaristes ne semblent pas réussir à trouver une cohérence à son évolution lors de la première saison. Peu crédible en mauvais garçon au bon cœur et au passé troublé et ennuyeux en temps qu’angle droit d’un triangle amoureux avec Olivia et sa sœur, le seul côté attachant de son Pacey est dans sa relation de plus en plus chaleureuse avec son père. Et en fin de saison 1, vu le secret de Walter, c’était de loin, la relation la plus intéressante de la série.

Cet aspect n’a pas été oublié par les scénaristes et va probablement devenir une des intrigues principale de la saison. « Sois un meilleur homme que ton père », la phrase prononcée par Olivia en grec à son réveil, était l’expression que la mère de Pacey lui disait chaque nuit avant de dormir. Excellente intrigue mythologique de la série, elle est quand même plus forte dans son aspect humain. En effet, dans cet épisode Walter se démène pour faire le dessert préféré de son fils pour son anniversaire.

Walter est un personnage abject à la base, mais il est l’attrait principal de la série pour trois raisons. La première est, évidemment, John Noble. Entouré de talents assez limités (Jackson et Torv) ou d’acteurs doués mais ailleurs (Reddick et Acevedo), il est certes assez facile de briller dans Fringe. Mais, malgré ça, il apporte de la personnalité à une série qui en manque cruellement. La seconde raison est qu’il est la seule source d’humour d’une série qui ne se prend que trop au sérieux. La troisième, et principale, raison est son dévouement total à son fils. Il n’accepte de travailler pour le FBI uniquement si son fils est près de lui. Il accepte l’autorité de son fils, en le respectant donc en tant qu’adulte, mais tout en voyant principalement en lui l’enfant qu’il a perdu. Et ce, tant son Peter d’origine décédé, que son Pacey de remplacement qu’il a repoussé.

L’idée de centrer la série sur Peter peut être perçue comme bonne, au vu de la crise obligée qui se profile à l’horizon lorsqu’il va découvrir la vérité sur ses origines. Mais cela paraît forcé. Joshua Jackson est loin d’avoir les épaules assez larges pour prendre de l’importance et ce, juste au moment ou le trio Olivia-Peter-Walter commençait à vraiment fonctionner.

En vrac

• De son coté, Broyles doit se battre devant ses supérieurs pour garder la division Fringe ouverte. Il y réussît grâce à Pacey. Même si elle conclut l’arc de l’an passé, je n’ai absolument pas accroché à cette intrigue qui voit son dénouement être une façon lourde et bâclée de donner de l’importance à Peter. Et surtout, surtout, comme BSG l’a montré, je n’ai pas envie de voir des gens moches et vieux s’embrasser.

• Je me suis dit que le running gag sur Walter qui ne se rappelle pas du prénom d’Astrid allait être lourd cette saison s’il continuait. J’avais tort, Asterix, c’était bien trouvé.

• Et il était où cette semaine l’Observateur ? Sur le trottoir de l’accident sous l’intitulé ‘Manhattan, New York’ et aussi, dans ton cul.

• Je suis content que Charlie soit mort. Non pas que je n’aimais pas Kirk Acevedo, mais son personnage était de trop. Il n’apportait rien à la série, et le twist de cette saison revitalise un personnage qui en a bien besoin.

• Comment on l’aime trop pas, la nouvelle !!!

Conundrum
P.S. Et pendant ce temps, Astrid fait de la crème anglaise.