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Fringe - Critique de l'épisode 21 de la saison 3

The Last Sam Weiss: Pacey et le Cas de la Voiture qui Roule Trop Bien en Marche-Arrière

Par Conundrum, le 3 mai 2011
Publié le
3 mai 2011
Saison 3
Episode 21
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Franchement, les Anglais ne sont vraiment pas sympa. Après Jeanne d’Arc, Mr Bean, les Beckham, le mariage princier qui refuse de finir, ils lancent la diffusion du Doctor Who avec deux excellents épisodes pendant que Fringe finit sa saison en perte de vitesse. Non ça n’est vraiment pas sympa.

Du coup, Sullivan, lui, a le droit de parler de voyage temporel de façon fun et originale, et moi, je dois me taper le pire cliché du voyage dans le futur qui, en moins de cinq minutes, a déjà l’air d’une rediffusion. Mais avant ça, …

Précédemment dans Fringe

Il se passe plein de choses bizarres.

pErDUSA met en ligne une vignette sur une série anglaise, Ju dit du bien d’une série HBO et Blackie réapparait. Et hors pErDUSA aussi, le Monde nous joue des tours avec des moutons terrorisés hors période d’Aid, un ciel qui a plein de jolies couleurs et des orages à l’intérieur de musées. Bref, Fringe nous explique si nous ne sommes pas assis sur le siège si confortable d’une Ford Focus, nous sommes en danger !

Évidemment, tous ces évènements ont été déclenchés par La Machine Qui n’Est Activée Que Par Peter mais qui n’a pas été activée par Peter ! C’est Walternate, à partir de l’ADN partiel de son fils tiré du génome de son petit-fils qui a activé l’Autre Machine Qui n’Est Activée Que Par Peter.

Il est bien loin le temps des gens qui fondent dans un avion, n’est-il pas ?

Peter, Walter, le Roi, la Reine et le Petit Prince se disent qui si Walternate a allumé La Machine Qui n’Est Activée Que Par Peter, Peter pourrait appuyer sur le bouton OFF. Sauf que les Bishop sont des mecs, et un mec, un vrai, ça ne lit pas le mode d’emploi.
Ils découvrent qu’il y a une raison pour laquelle la machine s’appelle « La Machine Qui n’Est Activée Que Par Peter » et non pas « La Machine Qui n’Est Désactivée Que Par Peter ». Bref, Peter est éjecté comme un toast dans un grille pain, comme une cassette dans un auto radio, ou comme une prostituée d’une voiture dans le Los Angeles des années 30. Et pour permettre de mettre dans une bande-annonce le visuel de "Peter qui ouvre les yeux de façon super dramatique", il finit à l’hosto dans le coma.

Aujourd’hui dans Fringe

Décidément, je n’accroche pas du tout à cette fin de saison. À un épisode de la fin de saison, il y a un gros manque d’intensité. Pour moi, l’intérêt de la saison s’est diffusé dans les derniers épisodes parce qu’on s’est trop éloigné de la famille Bishop.

Je m’explique. Ju avait parfaitement souligné que Walternate n’était pas un personnage si bien développé que ça dans les épisodes Là-Bas. Le seul aspect qui m’a intéressé ces dernières semaines était les positions prises par les deux Walter. Opposées une semaine, Walter a expérimenté sur des enfants alors que Walternate s’y refusait farouchement, elles se rejoignent la semaine qui suit lorsque les deux Walter, à leurs manières, acceptent de sacrifier Peter.

La personnalité de Walter m’intéresse beaucoup plus sous cet angle que via ses incertitudes et doutes qu’il ne pouvait surmonter qu’avec l’aide de William Bell. Ce détour scénaristique a largement ralenti l’histoire, et cela semblait être son seul but.

Fringe a toujours eu un problème de rythme dans l’avancée de sa mythologie. Travailler sur un schéma d’une vingtaine d’épisodes par saison avec un arc sur 5 à 7 ans est très périlleux. Rares sont les séries qui s’en sont bien sorties. Je peux comprendre qu’il soit difficile de raconter son histoire avec des impératifs de production si lourds. Les deux premières saisons étaient, du coup, beaucoup trop lentes et très répétitives. La troisième saison se voulait plus ambitieuse, et acceptait que ce qui fait la force de la série était plus la famille Bishop et l’univers parallèle, et moins les enfants difformes et les hommes hérissons.

Et voilà qu’arrive l’arc William Bell et ses Aimants de l’Âme. Après une première partie si réussie, ces quelques épisodes étaient juste une simple distraction sans réelle avancée, enrobée dans un exercice de style (l’épisode animé) et un gimmick pas si entrainant que cela (Anna Torv dans le rôle de Spock). L’axe principal de la saison étant la bataille entre les deux mondes et les deux Walter, il aurait été plus judicieux de mieux développer la personnalité de Walternate plutôt que de s’attarder sur un Spock en version animée.

Cette semaine, on en apprend plus sur Sam Weiss.
Dommage qu’il n’était pas mieux établi en tant que personnage important de la série. Vu toute l’insistance portée aux Observateurs, lorsqu’on en a appris un peu plus sur eux, il y avait une véritable attente. Le mec mystérieux du bowling ? Beaucoup moins. Là encore, il y a un côté artificiel au personnage. Il remplit plus la fonction de faire avancer l’histoire en expliquant à Olivia d’aller chercher... un truc... quelque part... pour la relier de façon totalement arbitraire à La Machine Qui n’Est Activée Que Par Peter.

Bref, il nous a fallu deux épisodes pour que Peter monte dans sa foutue machine. Et le "tout ça pour ça" est encore plus accentué avec ce qu’il en suit.

Demain dans Fringe

Peter monte dans la machine, et BAM, FuturFringe !

What the Fringe ?!?

Bien évidemment, le Futur, c’est un monde apocalyptique avec l’armée dans les rues, des explosions et des gens qui n’ont pas l’air d’avoir pris de douche depuis un bail.

Moi je dis que, de toute façon, depuis la Grande Trahison de Retour vers le Futur où on m’avait promis un hoverboard pour 2010, rien de bon ne peut sortir du futur.

Conundrum
P.S. Et pendant ce temps, Astrid fait du cerf volant.