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Ma Saison à Nous - Les Vieilles Séries qui Nous ont Déçus

Épines dans le Pied: Les déceptions (anciennes séries)

Par la Rédaction, le 13 juillet 2008
Publié le
13 juillet 2008
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Nos épines dans le pied à nous, ce sont ces séries que l’on a aimé (voire adoré) fut un temps et qui, immanquablement, ont fini par nous décevoir. Cette année, les épines dans le pied s’appellent Heroes, Friday Night Lights, Ugly Betty, Men in Trees, Scrubs, et même One Tree Hill. C’est vous dire si on va jusqu’au bout de l’exercice. Qui de plus parfait que Kristen Bell perdue dans Heroes pour illustrer ce thème des petites choses qui finissent par faire très mal et qui vous font risquer une septicémie ?

Les déceptions de Conundrum

Tim Kring n’est pas un bon showrunner. Malheureusement, personne dans son équipe n’a réussi à faire de la série ce qu’elle devrait être. Heroes a de bons acteurs et devrait avoir un coté épique. Le concept prometteur est devenu simplement prétentieux. Le manque d’humour ne serait pas un problème si la série avait du matériel qui justifierait qu’elle se prenne aussi au sérieux. Adrian Pasdar et Kristen Bell méritent plus que cela.

Après un début de saison qui a réussi à résoudre des cliffhangers un peu forcés de façon naturelle, Ugly Betty est devenue de plus en plus fade, d’épisode en épisode. La série a non seulement commis beaucoup trop d’erreurs cette saison, comme éloigner Wilemina et Marc de Mode, ou comme le triangle amoureux peu crédible de Betty, mais surtout elle n’a pas su quoi faire de la moitié de sa distribution. Ce qui est inquiétant quand le personnage principal de la série est aussi limité que Betty, un personnage qui ne peut pas évoluer sans changer le principe de la série. Malgré tout, je dois avouer que j’ai apprécié l’intrigue d’Hilda sur toute la saison. Ana Ortiz s’est bien débrouillée avec du matériel qui aurait pu tomber dans le mélo facilement.

Battlestar Galactica : quelques bons (et un excellent) épisodes n’effaceront pas les moments pénibles que les scénaristes nous ont fait vivre pour en arriver là.

The CW, là c’est tout un network qui m’a déçu. Je m’attendais à des sitcoms un peu décalées et des teen shows prometteurs comme à la belle époque de la WB avec un peu de SF ou de fantastique. En deux ans, le network a tué le peu de créativité qu’il restait à la WB et UPN. 90210 par les créateurs de Life As We Know It et scénaristes de Freaks and Geeks et Undeclared est le dernier espoir de la chaîne.

La déception de Jéjé

Friday Night Lights

Je n’ai pu voir que le premier épisode de la nouvelle saison, de cette saison 2 que j’avais appelée de tous mes vœux en mai de l’année dernière.
Ça a commencé avec un petit pincement au cœur avec une scène de piscine sortie de The OC et ça s’est terminé avec un meurtre. Dans les quelques jours qui ont suivi, j’ai tenté de me voiler la face, je me suis dit par exemple que la série devait évoluer et qu’il allait être intéressant de voir avec quel brio les scénaristes allaient non seulement se sortir mais sublimer l’intrigue casse-gueule.

Et puis, j’ai pris du retard. J’ai alors survolé les reviews de Feyrtys des quelques épisodes que j’avais à rattraper et j’y ai trouvé des expressions négatives. Impossible. Friday Night Lights, c’est la perfection ou rien. Je ne pouvais pas prendre le risque de vérifier les bémols de celle avec laquelle je partage mon cerveau. Alors j’ai décidé que finalement FNL n’avait eu qu’une saison. Qu’elle avait été annulée en mai.
J’ai bien pensé que dans le désert de cet été, je trouverais la volonté de sortir de ce monde virtuel dans lequel Murder One a eu 12 saisons d’égale qualité, dans lequel on a suivi Angela grandir sur cinq saisons admirablement maîtrisées, m’y remettre, dans lequel les guest stars de Will & Grace sont des acteurs peu connus et dans lequel pErDUSA a plus de visiteurs que Wikipedia. Que je finirais par penser qu’un (seulement) bon épisode de la série serait tout de même plus satisfaisant qu’un très bon de In Plain Sight (que l’on attend toujours). Mais rien n’y fait. Je n’arrive pas à attendre autre chose qu’une réussite absolue de la part de FNL.
Et ce n’est pas avec les disparitions de personnages prévues pour la saison 3 que je vais avoir suffisamment confiance pour m’atteler aux épisodes qui n’existent pas dans mon univers.

Les déceptions de Mister Grumpy, aka Joma

Y a-t-il eu quelque chose de bien cette saison au moins ?
Sûrement, me répondront les fans de tout poil, aveugles aux errements des showrunners. Mais bon, quand on voit la saison deux de Friday Night Lights il y a de quoi être déçu.
Contrairement à Jéjé ou Feyrtys, la scène de la piscine m’a éclaté ; après tout j’ai bien ressenti l’ambiance "été détente", on a beau habiter Dillon Texas, c’est pas non plus pour se prendre la tête tous les jours. Cela laissait présager pour moi d’une bonne rentrée. C’est confiant que j’ai attendu la diffusion officielle, pour au final me voir la saison complètement pourrie par une intrigue de meurtre – à la résolution nullissime en plus - qui a phagocyté du temps d’antenne, occultant les bons moments qui pouvaient se trouver dans le reste de la série.
Au final je suis déçu, pas encore dégoûté de la série, mais il ne faudrait pas continuer à me pondre des histoire qui n’ont rien à voir avec l’univers de la série. Ou alors, quand on veux épater la galerie, aller jusqu’au bout.
Un meurtre, à 17 ans, au Texas, il y a de forte chance que ça se termine par une peine de mort.

Men in Trees était sympa en saison 1, un petit côté comédie romantique de la grande époque hollywoodienne. Le léger côté excentrique d’Elmo qui rappelait Northern Exposure, des acteurs et personnages sympas, tout pour passer un bon moment.
Et puis la saison 2 est venu bousillée toute l’alchimie entre les personnages. Patrick, le gros con amnésique, y a été pour beaucoup ; je ne sais pas si son intrigue était sensée être marrante ou touchante, mais ce qui est sûr c’est que ça m’a très vite fatigué. Mais ce n’était pas le seul problème. Faire déménager Marin de l’hôtel a rompu une certaine dynamique entre les filles d’Elmo et il a fallu attendre la fin de saison pour retrouver ce genre de chose.

Heroes n’est pas une déception, j’en attendais plus rien après le final de l’an dernier.

Scrubs a été une déception en revanche. Certes, la série n’est que l’ombre d’elle même mais je ne sais pas, je crois qu’à chaque début de saison j’attends un sursaut, et rien ne vient jamais. D’accord, c’est moi qui ne suis pas très intelligent mais quand même, on peut continuer à espérer que Bill Lawrence se reprenne. Enfin moi je continue.

Pour la dernière série, je vais être le seul à en parler mais faut quand même que je dise deux ou trois trucs sur One Tree Hill. Faire pire que d’habitude, c’est quand même super fort. Mark Schwahn est un génie, il n’y a pas d’autre mots pour quelqu’un qui arrive à saboter sa propre série. Après 4 saisons au lycée, Schwahn décide de faire passer un cap, et plutôt que continuer à montrer les malheurs de ses djeunz à l’université, il décide de les faire rentrer directement dans la vie active après un saut de 5 ans dans le futur. Jusque là c’est plutôt intéressant, sauf que Schwahn et son staff nous pondent des histoires qui n’ont rien à voir avec la vie active. Les mêmes intrigues d’il y a quatre ans réutilisées dans un nouveau cadre. Zéro intérêt.
Et en plus c’était même plus marrant à voir, je pouvais plus me moquer des scénarios débiles, c’était juste pénible. Je suis super déçu, j’ai plus que Smallville pour me moquer.

Les déceptions de Feyrtys

Pour pouvoir être déçu par une série, encore faut-il en attendre quelque chose. C’est un peu le problème avec cette année télévisuelle. La seule série dont j’attendais une certaine excellence m’a laissée tomber comme une vieille chaussette, je parle bien entendu de Friday Night Lights. Même si j’ai énormément aimé certaines scènes et même certains épisodes, le reste de la saison m’a laissé avec un goût amer de "moins bien" dans la bouche, un goût qui a du mal à passer, même avec toute la bonne volonté du monde (dont j’essaye de faire preuve chaque année bissextile, et oh ça alors ! l’année 2008 est une année bissextile !).

Ugly Betty m’aurait sûrement un peu déçue si j’en avais attendu quoique ce soit. J’ai trouvé la saison deux moins bonne, moins drôle, plus fastidieuse, mais je ne peux pas en vouloir à la série. Si elle était annulée demain, je l’oublierai aussitôt.
Ne revenons pas sur Heroes, ce serait occuper trop de pixels pour rien.
Il y a bien Men in Trees, dont Joma fait mention dans son texte, et je suis d’accord avec lui sur tous les points : la série a bel et bien perdu son mojo petit à petit en saison 2.
Tout comme My Name is Earl, qui m’a beaucoup moins fait rire et qui m’a même parfois carrément barbé.
Difficile d’être déçue par Brothers & Sisters et Desperate Housewives, deux séries dont je n’attends absolument rien, si ce n’est quelques bonnes répliques disséminées et quelques bonnes scènes de réunion familiale qui tourne mal.
Heureusement, pour compenser toute cette morosité, il y a quelques "vieilles" séries qui m’ont agréablement surprise, mais vous en saurez plus dans quinze jours !

La (non) déception de Ju

Je profite de cette chronique consacrée aux déceptions de la saison passée pour parler (brièvement, hein, il fait chaud) de mon moment préféré de l’an dernier : le jour heureux où Tim Kring, Maître de Cérémonie de Heroes, a décidé que c’était une bonne idée de confier au magazine Entertainment Weekly que la deuxième saison de sa série, quand même, c’était de la bonne daube.

On peut penser ce qu’on veut de la série (en restant dans la limite du raisonnable, donc entre « C’est complètement nul et surestimé » à « C’est vraiment à chier et très surestimé »), mais il faut bien admettre que ça demande beaucoup de sang-froid et d’humilité pour se tirer une balle dans le pied de façon aussi spectaculaire.

Bravo, Monsieur Kring, bravo !

Malgré tout, je trouve notre ami Tim un peu dur avec lui-même. Il y avait de bonnes choses dans cette saison 2 ! Maya, par exemple, était une sacrément bonne chose. Et que dire de l’histoire terrible qui l’a transformée en fugitive internationale : lors du mariage de son frère, alors que l’orchestre est en plein milieu de la Cucaracha, Maya découvre la mariée en train de le tromper avec son rival de toujours, et tue tous les invités sans le faire exprès avec son mascara démoniaque ! Du coup, elle devient nonne.

Bravo, Monsieur Kring, bravo !

la Rédaction
P.S. La semaine prochaine, nous aborderons le thème dit d’"Ann Veal" : les choses qu’on ne comprend pas. Comme par exemple, pourquoi Tigrou et Blackie adorent Greek. Ou pourquoi Gizz regarde Legally Blonde the Musical : The search for Elle Woods et pas Survivor. Bref, on cherchera à comprendre d’où viennent parfois ces élans d’amour immodéré pour des séries qu’on trouve tout juste moyenne, voire mauvaise. Un grand sujet qui va déclencher des conflits, c’est sûr. Mais nous à pErDUSA, nous n’avons peur de rien !