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Ma Semaine à Nous - Critique de l'épisode Semaine de la saison Semaine

N°129: Sponsorisée par l’amour des séries

Par la Rédaction, le 12 avril 2010
Publié le
12 avril 2010
Saison Semaine
Episode Semaine
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Il faut une sacrée de dose de dévouement pour regarder un double épisode de Brothers and Sisters. C’est là que l’on voit à quel point Tigrou se donne corps et âme à la rédaction de pErDUSA. Personne d’autre ne pourrait parler de cette série. Dans le même esprit, Tomemoria s’est sacrifié pour la rédaction en se coltinant une nouvelle fois les deux premiers épisodes de Flashforward. On en demandait pas tant, mais merci quand même. Conundrum, lui, prend la plume pour défendre Ju à la façon d’un Emile Zola. Il n’a pas peur de prendre parti. Reste Iris qui, une nouvelle fois, tente héroïquement de nous parler de South Park alors qu’il y a bien longtemps que plus personne ne s’y intéresse. La tenacité est suisse ! Cette semaine, Emily Van Camp nous rappelle que Brothers and Sisters a parfois été sympathique, mais a souvent raté le coche. Heureusement qu’il reste Tigrou pour s’en moquer !

Connard de Kevin Walker !
Un double épisode bien comme les autres, par Tigrou

Les doubles épisodes de Brothers & Sisters sont toujours de grands moments de ridicule. Chaque année, c’est le drame : un concentré de mélo, accompagnés de monologues « à Emmy » aussi gênants pour les téléspectateurs qui les subissent que pour les acteurs qui les prononcent, terrifiés à l’idée que leur scène sera peut-être diffusée à la cérémonie des Golden Globes juste âpres un truc diffusé sur HBO ou AMC. Bébés morts, crise cardiaques, overdoses, rachat illégal d’actions pour prendre le contrôle de l’entreprise familiale… Si les Feux de l’Amour l’ont fait, il y a fort à parier que Brothers & Sisters le fera dans un de ses doubles épisodes !

Du coup, quand j’ai vu que l’épisode de cette semaine faisait 80 minutes, je me suis préparé au pire. Où plutôt, j’ai essayé.

Allez, je vous le résume :

Le drame commence à cause d’un fléau bien connu d’Internet (non, Ju, pas celui là !) : les réseaux sociaux. En s’adonnant au très populaire jeu du « que sont devenus les moches avec qui j’étais au collège » sur Facebook, Kevin tombe sur le profil d’un pote qu’il voulait serrer quand il avait 14 ans…
Il a bien vieilli depuis mais, comme Kevin le kiffe toujours un peu, il fait ce qu’on fait dans ce genre de situation sur un réseau social : il le poke !

Le lendemain matin, rebondissement ! Il trouve un message assassin dans son Inbox, du style “comment oses-tu me poker, connard de Kevin Walker, toi qui m’a mis un vent quand j’avais 14 ans et qui est responsable de ma PARALYSIE ??”

Connard de Kevin Walker !

Choqué et incrédule, Kevin réalise avec horreur qu’il a cassé la colonne vertébrale du mec 25 ans plus tôt, en le défenestrant d’une tape sur l’épaule.

Kevin est sous le choc. Ses parents lui avaient pourtant dit que l’ami en question avait survécu à sa chute du 5ème étage d’Ojai Food et se portait bien. D’ailleurs, il allait tellement bien qu’il était parti s’installer dans une ferme de l’Outback Australien dès le lendemain de l’accident. Lui aurait-on menti ?

Furieux, Kevin va s’expliquer avec sa Maman, qui avoue (dans un monologue, en pleurant) avoir payé 5 places de parking handicapé à la famille du type en question pour qu’ils acceptent de ne pas porter plainte. Très en colère, Kevin la traite de mauvaise mère et lui fait la gueule.

Son crime dévoilé à la face du monde entier, Nora se fait arrêter (pour une autre raison pas très intéressante, donc prétendons que c’est lié à l’intrigue principale de l’épisode) et reste en prison approximativement 2 minutes 30.

Pendant ce temps, Kitty stresse à l’idée d’avoir à nouveau un cancer. On la comprend : Calista Flockhart et Rob Lowe ayant annoncé publiquement qu’ils voulaient quitter cette série pourrie où les cancers se guérissent avec des transfusions sanguines, le sort de Kitty semble d’un coup bien compromis.
Mais non, comme elle l’annonce à sa famille (dans un monologue, en pleurant) : « J’ai eu le docteur au téléphone… et donc… il m’a donné mes résultats… et comme vous le savez les cancers reviennent souvent… et si ton cancer revient dans une série télé c’est sûr, tu y passes… donc voilà j’ai les résultats… et en fait tout va bien, cool non ? ». Notez comme elle ménage le suspense pour essayer de récupérer son Emmy !

C’est une excellente nouvelle pour Rebecca et Justin, qui s’étaient mariés en douce pour éviter que Kitty les fasse encore chier avec son cancer en pleine cérémonie, mais qui n’ont pas réussi à échapper à leurs famille plus de 40 minutes. Le cast de la série s’incruste dans son intégralité à leur lune de miel et après les avoir surpris en train de fricoter sur le canapé (une scène que je n’avais pas du tout vue venir et qui m’a bien fait rire, vous vous en doutez), ils organisent un grand diner.

Bouleversé par tout ce qu’il a appris dans les 80 minutes précédente, Kevin Walker porte un toast en l’honneur des nouveaux mariés, sur le thème « j’ai beaucoup réfléchi au sens de la vie aujourd’hui, et non non, ce n’est pas bizarre du tout que vous soyez tombé amoureux alors que vous pensiez être frère et sœur, et que maintenant vous couchiez ensemble devant vos mères respectives qui se tapaient le même homme… c’est le destin ! ». Toujours pince-sans-rire, il ne peut pas s’empêcher de conclure avec une petite blague : « Enfin, espérons quand même que le médecin qui a fait le test ADN de Rebecca n’a pas mélangé ses éprouvettes, sinon vous seriez bien partis pour avoir un enfant handicapé ! » Patience Kevin… ça sera pour le double épisode de l’an prochain !

Au moins, c’est plus drôle que Big Bang Theory
Iris aime avoir de la place pour se garer

Les rédacteurs de pErDUSA ont tous une cause perdue, une série qu’ils défendent alors que tout les autres s’en fichent complètement, et sur lesquels ils sont les seuls à écrire.
Enfin, j’imagine, puisque je ne les lis pas, mais comme vous le savez vous êtes toujours les bienvenus pour nous faire remarquer nos erreurs de manière publique et parfois un brin insultante sur le forum, on adore ça.

Et donc, je vais parler d’une série malheureusement pas assez abordée ici, qui mériterait pourtant de l’être, parce que sous ses airs un tantinet grossière et la bêtise que trop de gens qui ne la regardent pas lui prêtent, elle me décroche cette année pas mal de rires, et ça c’est une preuve indéniable de qualité.

South Park.

Pour le moment, sur les quatre épisodes diffusés de sa quatorzième saison, même si comme toujours le niveau est plutôt variable, on ne sombre pas dans des abysses qu’on avait pu atteindre les années précédentes. Et on reste toujours dans une moyenne plutôt honnête.

Ceci dit, je dois admettre que devant les trois derniers épisodes en particulier, j’ai pu remarquer que si à chaque fois l’intrigue était très bien lancée, et qu’ils démarraient de manière intéressante et amusante, ça dégénérait trop souvent sur la deuxième partie.

Que ce soit l’humour un brin trop gamin qu’on a pu voir à l’œuvre dans The Tale of Scrotie Mc Gooberballs et ses litres de vomi, qui sont venus gâcher la critique de The Catcher in The Rye pourtant hilarante, ou la parodie de Tron un brin lourde dans You Have 0 Friends, les bons thèmes sont trop souvent parasités.

Malgré ces idées en dessous du reste, qui viennent ralentir les épisodes et m’empêcher de n’émettre aucune réserve à leur encontre, je continue à avoir beaucoup de plaisir à suivre les éternels gamins de South Park, et à regretter qu’aussi peu de gens semblent la considérer à sa juste valeur, à savoir comme une critique souvent drôle et plus subtile qu’on ne pourrait le penser de sujets (plus ou moins) d’actualité.

Hello, my name is Jéjé
Tomemoria n’hésite pas à souffrir pour la cause

C’est en usurpant l’identité de mon collègue que j’ai pu me rendre aux soirées d’ouverture et de clôture du Festival Séries Mania. Un festival qui avait pour but de « sélectionner le meilleur des séries du moment ». C’est dans cette optique que la soirée d’ouverture nous a proposé Flashforward. Oh misère…

Revoir les deux premiers épisodes de la série fut assez pénible pour moi. Alors que l’hilarité de la salle devant « la comique scène des toilettes » m’a laissé sans voix, les défauts de la série m’ont d’autant plus agacé. Brannon Braga, le co-créateur de FlashForward était présent pour la projection. Etonnamment, Braga est à l’image de sa série. Il n’est pas antipathique, mais très commercial et prend légèrement les gens pour des ignares.

Un pilote est le premier épisode d’une série. Il a un budget plus conséquent que les épisodes suivants. Je peux répéter si vous n’avez pas compris.

Hagai Levi, le créateur de BeTipul, la série originelle à In Treatment était l’opposé de Braga. Mal à l’aise en public, cherchant ses mots, il dégageait néanmoins le même sentiment de fascination que j’ai pour In Treatment. Durant la séance, le premier épisode du lundi de BeTipul a été projeté, avant d’enchainer avec le mardi, mercredi et jeudi d’In Treatment et finir par le vendredi de BeTipul.
On a donc pu constater la similarité des deux séries (à la réplique près). Hagai Levi a d’ailleurs expliqué que la grande différence entre les deux shows était le personnage d’Alex, pilote de l’armée américaine dans In Treatment. En Israël, pays d’origine de BeTipul, un pilote est considéré comme un véritable héros, une star. La différence de ce statut aux Etats-Unis a contraint les producteurs à réécrire le personnage. Levi a également expliqué que dans les 14 pays où la série a été adaptée, il avait fallu tenir compte du rapport à la thérapie qu’entretiennent ces pays. C’est ce qui aurait apparemment stoppé six producteurs français d’adapter BeTipul. Le processus de thérapie en France serait très différent de celui que montre la série. Ça n’aurait donc rien à voir avec un public habitué à consommer de la daube indigeste à longueur de journée. Au fait, c’est qui qu’a gagné la Ferme Célébrité loliloul ?

Le Temps des Cerises est fini !
Conundrum

Non, je ne connais pas très bien le blog de Pierre Sérisier. J’essaie d’éviter de lire des critiques d’épisodes qui peuvent se résumer en smiley en forme de pomme de terre. Oui madame, j’ai des standards. En revanche, s’il y a quelqu’un que je connais bien, c’est Ju. Alors dans la Grande Guerre qui se profile et qui va déchirer à jamais le web francophone, je ne peux que m’associer à Ju.

Certes, son billet de la semaine dernière pouvait laisser l’impression que le Ju de pErDUSA est hargneux. Et ça ne pourrait pas plus être éloigné de la vérité. Le vrai Ju, j’ai eu la chance de le rencontrer et de le côtoyer pendant des années. Ju déteste les guerres (surtout les meurtrières, bonjour Lyssa !), le racisme, les petits pois, les maladies et fait partie du groupe Facebook « fan de tous ses gens qui parler derrière et devant il ferme leur gueule ^^ ». Une liste qui, non seulement, en dit long sur le caractère moral de l’être, mais s’il ajoute le blog de Pierre Sérisier à ces éléments universellement reconnus comme néfastes, je me dois de faire de même.

Le Ju de pErDUSA, comme un Pierre Sérisier qui offre des fleurs aux allemands de l’est lors de la chute du mur de Berlin, n’est qu’amour et paix. Ju propose, à toutes les concitoyennes de Toulouse et sa proche banlieue, de monter sur sa licorne. Et elles en redemandent. Je me rappelle, lors de son arrivée pour un court séjour à Paris, des hurlements et des actes hystériques de fans, même s’il s’agissait principalement de Feyrtys et Jéjé. Et le Ju, au lieu d’attiser ma jalousie, n’a eu que mon respect. A tel point que, lors de ma lune de miel, je n’ai pu que comprendre ma femme lorsqu’elle m’a annoncé qu’elle m’avait épousé juste pour se rapprocher de Ju.

Le plus étrange est, qu’en lisant la bio de M. Sérisier, on découvre de troublantes similitudes avec l’incroyable destin de Ju. Pierre a écrit des novellisations de Prison Break. Ju, lui, dès son plus jeune age, a écrit des ouvrages qui, à cause d’un monde de l’édition pourri par le favoritisme et la jalousie, sont honteusement restés dans le domaine de la fan fiction. Ainsi, je me rappelle très bien la première fois que j’ai eu la chance de lire ‘Miss Parker contre attaque’, basée sur la série populaire des années 90, Le Caméléon. Dans cette aventure, Miss Parker devait intégrer un gang de strip teaseuses lesbiennes pour sauver Jarod d’un complot international. Difficile à croire que l’auteur n’avait que 13 ans.

Au final, si quelqu’un aussi talentueux et charismatique que Ju, attaché aux vraies valeurs humaines, déclare la guerre au blog de Pierre Sérisier, nous nous devons, vous, lecteurs, et moi, de nous associer à lui. D’ailleurs, Ju, contrairement aux autres détracteurs de M. Sérisier, n’a jamais attaqué la personne pour qui il a tant de respect. Il ne signerait jamais une attaque telle que celle-ci, lue sur twitter :
« une conf avec Pierre Sérisier sur the wire, ça envoie du lourd leur festival au forum des images »
Non, Ju ne tolérera aucune attaque sur le poids de son adversaire, même s’il n’est pas trop tard, Pierre, si tu nous lis, pour perdre ces petits kilos pris pendant les fêtes de fin d’année.

la Rédaction