Critique des meilleures nouvelles séries télé (et des autres)
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Ma Semaine à Nous - Critique de l'épisode Semaine de la saison Semaine

N°167: Sponsorisée par la Saison 2011/2012

Par la Rédaction, le 22 mai 2011
Publié le
22 mai 2011
Saison Semaine
Episode Semaine
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Cette semaine, c’était les Upfronts, ces conférences où les networks réunissent annonceurs et journalistes pour leur présenter les séries trop géniales qu’ils diffuseront à la rentrée prochaine. Avec toute notre attention tournée vers l’avenir, c’était un peu difficile de s’intéresser aux séries diffusées ces derniers jours. Du coup, Jéjé et Iris n’ont même pas essayé.
Et pour fêter le renouvellement de Happy Endings (yay !), Eliza Coupe est à l’honneur de cette dernière Semaine à Nous de la saison.

I’m a Jersey girl
Jéjé finit la saison très en forme

Après avoir enfilé une bonne dizaine de saisons de Real Housewives en moins d’un an, j’ai failli commencé à me lasser de la formule.
Je dis bien failli.

Depuis quelques temps, peu importe les villes, les conflits entre real housewives sont de plus en plus fréquents. Ils sont, c’est clair, le sel de la série.
Les "housewives" l’ont bien compris, leur exposition à l’écran dépend des prises de becs qu’elles vont être capable d’initier. Adrianna, dans l’édition de Miami, avait même regretté dans l’épisode de réunion que ses consoeurs n’avaient pas vraiment joué le jeu et qu’elles avaient "produit" une saison ennuyeuse et étaient passé à côté de la renommée des filles de Beverly Hills.
Désormais, à Atlanta et New York, plus personne n’arrive à se parler sans essayer de trouver une raison de s’offusquer et de hurler. Sauf que ces conflits n’aboutissent pas des prises de becs sans saveur pour des prétextes encore plus futiles que leur mode de vie. Sonja (New York) était arrivée en saison 3 avec un second degré rafraichissant qu’elle a complètement perdu cette année pour se transformer en mégère susceptible banale…
Les explosions mémorables de RH ont toujours été précédées d’une véritable montée dramatique, avec la construction d’antagonismes sur au minimum plusieurs épisodes. A mon sens, avec tout le recul que peut avoir le spectateur sur la mise en scène des situations dans le jeu avec la réalité qu’est cette franchise, une part d’authenticité est nécessaire pour que les événements aient un minimum de retentissement à ses yeux. Sinon, la série n’est plus qu’un grand exercice d’improvisation.

Avec tout ça en tête, j’avais un peu peur que l’édition du New Jersey tombe elle aussi dans ces récents travers, surtout que la nouvelle saison introduit deux nouvelles housewives pour pallier l’absence de son méchant emblématique.
Quelles tensions pouvait-on bien attendre entre un groupe de trois anciennes alliées et deux petites nouvelles pendant les premiers épisodes ?
Et bien, ce n’est pas compliqué : on a eu l’affrontement le plus violent et le malus marquant de l’histoire de la franchise dans un season premiere de plus d’une heure !

New Jersey a cette unique avantage de mettre en scène plusieurs membres d’une même famille. Les deux premières saisons se sont faites autour de la famille Manzo, avec deux soeurs, leur belle-soeur, une de leurs amies et une méchante. Pour la troisième, les producteurs ont l’idée (et la chance) de recruter des membres de la famille de la dite amie : sa femme de son seul frère et une de ses soeurs de cette dernière.

Pas besoin donc de prendre le temps d’établir des tensions entre des inconnues sur plusieurs épisodes, le passé a fait le travail depuis des années.
Et cet épisode - extraordinaire - montre ainsi que le cocktail le plus "efficace" conjugue rancune familiale, recherche vaine de célébrité et QI négatif !
Et à ce jeu là, personne ne peut pas battre les filles (et les hommes et les enfants) du New Jersey ! Pas sûr que la franchise puisse offrir mieux qu’une baston générale à un baptême…

Et oui…

L’été télé est là et il va nous faire oublier sans problème la saison morose qui vient de s’écouler !


Interlude "Mad Men"

Parce que c’est forcément une bonne idée de viser les audiences ridicules de Mad Men sur un grand network.

Mad Men. Dans le Ciel !
Pan Am (ABC)
Personne n’a prévenu NBC de la nullité totale d’Eddie Cibrian
The Playboy Club (NBC)

Les Liens de la Semaine
C’est pas pErDUSA, mais c’est bien quand même !

En quelques clics, retrouvez les meilleurs entretiens, analyses, critiques, ou trucs cools qu’on a déniché sur le Net et qu’on vous livre ici pour la dernière fois de la saison sous une avalanche d’interviews.

19/05 Etre au fait de l’actualité, c’est important ! Mais comme avec tout, c’est plus facile sous le prisme des séries télé.
The New York Times : Sex-Assault Case Puts Focus on Police Unit, Not Quite as Seen on TV

Best-Of Cette semaine, le New York Mag a publié les interviews de quatorze (!) showrunners, où ils parlent de leurs séries respectives (un peu), mais surtout de leur expérience et de la façon dont ils abordent leur boulot. Immanquable.
NY Mag : Who’s Running the Show ?


Interlude "Retour à la Télé"

Parce qu’il faut bien continuer à payer ses factures, même après une carrière cinéma ratée.

Sarah Michelle Gellar joue... des jumelles ?
Ringer (The CW)
Rachel Bilson joue... un Docteur ?
Hart of Dixie (The CW)

Bisous Bisous
La France vue par les Séries vues par Jéjé

Et on referme la boucle de cette saison avec la série à l’origine de cette rubrique.

Gossip Girl 4.19

Blair : I’m sorry to break it to you but Dan and I have a real connection. We did things like visit The Dia and debate Chabrol versus Rohmer. Things that we could never do with you.
Serena : Salut Jean-Michel, it’s Serena Van Der Woodsen from Paris last summer. I was with Blair and Louis tonight, and it made me think about you, want to call you and catch up.

Gossip Girl - 4.20

Blair : Oh, no way. I will defend New York City to the death, but you cannot seriously say you prefer the Met to the Louvre.
Louis : I do. I would trade all the Delacroix’s and Davids for just an hour in front of that Kiefer on the second floor.
Blair : Our first disagreement.
Louis : I know.
Blair : This afternoon we’re going to church so I can be photographed being pious. I must find my pillbox hat ! Je suis très heureux.
Dorota : Yesterday she watch Monaco play PSG at actual sports bar.

Gossip Girl 4.21

Gossip Girl : Let’s hope the only thing B has in common with Marie Antoinette is impeccable taste. Or she just might lose her head before she gets her crown.

Interlude "Photoshop Disaster"

Parce que créer des affiches vraiment moches, c’est un art à part entière.

Le Retour des Drôles de Dames (sur fond vert)
Charlie’s Angels (ABC)
Qu’est ce qui fait le plus faux : le marteau, la tête géante, ou Amanda Peet ?
Bent (NBC)

Grenade. Respawn.
Iris finit la saison sur les genoux

Globalement, la vie entre septembre 2010 et mai 2011 a été plutôt dure.

Des scandales sexuels, des maladies, des oiseaux morts, des conflits armés, des révolutions, des remises de prix décevantes, des litres et des litres de fluides se répandant à des endroits pas faits pour ça, des dépressions nerveuses, et je suis prête à parier que si j’avais ouvert un journal dont la couverture n’était pas « Stay away from it, mom, it’s mine ! », j’aurais découvert que des catastrophes avaient aussi lieu hors de chez moi. Mais non, il n’est pas question que je m’intéresse à l’actualité, ma vie est bien assez compliquée comme ça.

Je sais que je dis ça chaque année, ou du moins le saurais si je prenais la peine de relire mes vieilles chroniques ou de les écrire dans un état qui me permette d’emmagasiner des souvenirs, mais cette saison a été l’une des plus dures que j’aie connue dans ma vie de Fille Qui Regarde Trop De Séries TV.

Si l’été dernier avait été plutôt bon (Oh, Louie.) et que le mois à venir s’annonce plutôt bien (Oh, Wilfred.), les séries qui se sont retrouvées entre deux m’ont fait l’effet d’un mauvais petit ami.

Tout y était. Le départ avec un a priori positif, les espoirs, les émotions du début, des instants où mon coeur s’est mis à cavalcader, et puis... Une première déception.
Ce que j’aimais au début de saison/relation a disparu, adieu l’Étoile Solitaire qui nous guidait, éteinte trop tôt et sans raison, me laissant un goût amer dans la bouche. Lui a viré hipster, et au lieu de garder son ton si personnel, il a créé un tumblr et s’est mis à reposter des screenshots de ses films préférés.
Et tout s’est enchaîné.
Il était devenu trop doux, trop plein de bons sentiments. Semaine après semaine à force de l’écouter, je me sentais devenir républicaine.
Au final, les seuls de ses amis que j’aimais vraiment étaient ceux dont l’alcoolisme les rendait plus fous. J’allais même voir ailleurs. D’autres âges, plus vieux mais valeurs sûres ; d’autres formats, plus courts mais plus efficaces.
Je ne dis pas que tout était mauvais. On a eu nos bons moments. Non, pas celui où j’ai Rencontré Sa Mère. Celui-ci n’est jamais arrivé, quelle surprise. Mais quoiqu’il en soit, je suis heureuse que tout soit fini.
Parce que cette fois, même si ce ne sera pas mieux quand ça recommencera avec un nouvel élu, je sais au moins une chose : Ça ne se terminera pas par une embarrassante métaphore filée.

Ce dimanche 22 mai, la diffusion de The Gift, le centième épisode de Buffy, fêtait ses 10 ans. Cette année encore, on n’a pas eu de série aussi emblématique, de série dont le sacrifice d’un des personnages ait réussi à autant me toucher, que celui de cet épisode. Mais une chose devient de plus en plus claire, c’est que Buffy avait tort.

Le plus dur dans ce monde, ce n’est pas d’y vivre. C’est d’y écrire une chronique sur les séries TV, quand globalement, tu en es arrivée à détester les séries TV.

Dramatic exit.


Interlude "Vraiment ?!?"

Parce que, vraiment ?!?

Vraiment ?!?
Once Upon a Time (ABC)
Vraiment ?!?
Free Agents (NBC)
la Rédaction
P.S. Et la semaine prochaine, c’est l’heure des Tableaux Bilan !