N°169: Sponsorisée par la Saison 6 de pErDUSA
17 octobre 2011
Episode Semaine
Et parce qu’elle est une grande fan de Trey Parker et Matt Stone, Julianna Margulies est à l’honneur de cette première chronique.
Good Wife Gone Bad
Tigrou observe un changement chez la Brave Épouse
Lire la critique du début de la saison 3 de The Good Wife par Tigrou.
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Ju fait une entorse au règlement
D’habitude, cette rubrique vous propose des liens vers des articles un peu remarquables dénichés sur Internet. Pas aujourd’hui. Non, aujourd’hui on se regarde le nombril. Exceptionnellement, parce qu’on a publié une trentaine d’articles depuis début septembre et qu’on s’en voudrait que vous en ayez loupé un, je vous propose qu’on revienne ensemble sur cette rentrée pErDUSienne.
Revenir en arrière, c’est utile pour illustrer la façon dont on choisit les séries critiquées ou non sur pErDUSA. Par exemple, si on a parlé de The Secret Circle en zappant complètement Person of Interest, c’est parce que la première était complètement nulle, là où la seconde était complètement chiante. [1]
Revenir en arrière, c’est surtout, la meilleure façon de se rendre compte de la futilité totale de notre travail. Comment expliquer autrement que Jéjé et Blackie se soient fatigués à critiquer des séries qui ont déjà été annulées ? Apparemment, personne n’avait envie de suivre les aventures de drôles de dames avec de drôles de doigts pistolets, du clone raté de Don Draper chez les lapins, ou de regarder un remake qui aura réussi l’exploit d’avoir moins d’épisodes que la série anglaise qui l’a inspiré.
C’est d’ailleurs pour éviter de ne parler que de projets mort-nés que nous avons aussi abordé des séries déjà bien installées, en vous proposant des introductions à la vie de bureau sans Steve Carell, la vie de motard sans Ally Walker, la vie d’un groupe d’amis sans Courteney Cox, et la vie d’une vache sans Pacey. Tout ça, plus des critiques complémentaires, histoire d’en remettre une couche.
On a aussi beaucoup parlé comédie.

Pour être précis, Drum a parlé de la comédie de Trobed, de la comédie schizophrène de Maya Rudolph, et d’une chouette comédie raciste et scato, tandis qu’Iris se moquait de l’insupportable comédie de l’insupportable Zooey Deschanel et que j’admirais la comédie d’Emily VanCamp qui se venge avec des perruques sur la plage.
Par contre, on n’a pas parlé d’Awkward. On a même fait pire, puisqu’on a parlé de toutes les séries de MTV qui ne s’appellent pas Awkward, peu importe si elles abordent des sujets aussi répugnants que les zombies ou, pire, les hipsters.
L’inconvénient, c’est que MTV n’intéresse personne. Il a donc fallu compenser en critiquant aussi de gros succès populaires comme la série qui propose une vision grotesque des relations amoureuses et celle du vieux-beau qui fait de la pub pour l’Oréal Men Expert.
C’est une façon comme une autre de ramener des lecteurs. On peut faire comme ça, ou on peut aussi parler d’actrices connues, avec la série de la blonde qui est revenue à la télé après une carrière ratée au cinéma, ou la série de la brune qui est revenue à la télé après une carrière ratée au cinéma.
Mais notre but n’est pas seulement d’être lu par des centaines de milliers de personnes chaque jour. Notre mission est également d’aborder l’actualité, à travers des sujets moins populaires comme l’affaire DSK L&O SVU OMG, ou les risques méconnus découlant de la crise de l’immobilier, ou encore la terrible prolifération de fantômes qui touche de plus en plus d’hôpitaux à travers le Monde.
En définitive, il faut bien avouer qu’on a dit beaucoup de mal de beaucoup de séries. Mais pas que. Contrairement à ce que peuvent penser les mauvaises langues, il y a quand même trois pilotes qui ont réussi à nous faire dire du bien. En effet, on a été agréablement surpris par Angela en pleine Guerre contre le Terrorisme. On a aussi aimé les hôtesses de l’air en pleine Guerre Froide. Et on a beaucoup aimé l’histoire d’un chapeau en pleine Guerre des Sexes.
Disons qu’on a un type.
Bisous Bisous en Vacances
La France vue par les Séries de l’Eté vues par Jéjé

Weeds - 7.11
Nancy : Those two guys over there paid $3,700 for a bottle of wine from France.Andy : Well, France makes good wine. I think it’s the soil... Or the water. Or the alcohol.Nancy : No, they’re just showing off to prove they’re bigger, richer, better. And...I’m gonna do that with weed.Andy : Do what ?Nancy : Put it in a fancy box ! Sell it for a shit-load of money. Say it’s from France, tell them they can’t have it.Andy : Gotcha. Luxury pot you can’t get your hands on, mm-hmm. In the corporate world, that’s called re-branding. I’m a titan now, I know all the terms.Nancy : Um, grown in the lush hills of Provence, 1,000 years of blood in the soil to make it complex and wonderful.
Nancy : I’m gonna go in to town. I’m gonna get some fancy boxes, some ribbon. Une mère que j’aimerais baiser.Doug : What’s that ?Nancy : It’s French for MILF.
Nancy : This product is from the south, Provence. The water is filtered through Mediterranean limestone. Makes a big difference in the "terroir". It’s more expensive, obviously. Been around since Louis XIV. Supposedly, his servants grew an imported Belgian strain near the, um, the gardens, uh, at Versailles. It’s more aromatic than American weed, more, um, artisanal.
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What Would Brian Boitano Do ?
Iris est fascinée par les coulisses de South Park
Dans l’impressionnant espace vide et glacé qu’est mon cœur, une place toute particulière est réservée à certaines émissions américaines. Pas pour ce que je peux en observer lorsque je suis devant ma télévision, mais pour tout ce qui se passe derrière.
C’est vrai en particulier du Saturday Night Live, qui me fascine toujours pour la masse de travail que doivent abattre les scénaristes chaque semaine. Comme nous le montrait avec brio le pilote de Studio 60 on the Sunset Strip, dans un délai de 7 jours, l’émission doit être écrite de A à Z.
Je ne peux pas m’empêcher, peu importe la qualité des sketchs, d’admirer tout ce que je ne vois pas, tout ce qui se passe entre le moment où le show se termine, et celui où il recommencera la semaine d’après.
Une semaine, c’est généralement le temps dont j’ai besoin pour oublier 7 fois d’avaler ma pilule à l’heure, de prendre rendez-vous chez le dentiste, d’appeler ma grand-mère pour lui donner de mes nouvelles, de répondre au courrier de mes fans, ou aux sms de mes amis.
Une semaine, c’est à mes yeux amplement suffisant pour ne rien faire de productif.
Alors imaginer que dans ce même ce laps de temps, des gens arrivent à pondre une heure de divertissement, quelle que soit sa qualité, ça me donne toujours pas mal de frissons, aussi blasée que je sois.

Les writers rooms sont probablement un des éléments d’un show que j’aime le plus imaginer. Les aperçus qu’on en a souvent, que ce soit celle de Dan Harmon, de Damon Lindelof et Carlton Cuse, ou de Joss Whedon, chaque fois que j’en vois des images je suis émue par ces lieux inaccessibles, ces endroits où la magie opère.
6 Days to Air : The Making Of South Park était donc parfait pour moi.
Ce documentaire nous emmène dans les coulisses de South Park, la série animée de Comedy Central, connue par ses fans comme une satire intelligente et irrévérencieuse, et par les autres qui n’en ont plus vu un épisode depuis 10 ans comme « Ce truc avec du vomi, des pets et le gamin obèse et raciste ».
On y découvre comment chaque épisode est écrit et animé en seulement 6 jours, et on suit Trey Parker, Matt Stone et le reste de leur équipe (dont Bill Hader, du Saturday Night Live) pendant le développement de HUMANCENTiPAD, le premier épisode de la 15ème saison, diffusé en avril dernier.
Des réunions des scénaristes à l’animation, de l’enregistrement des voix aux appels passés par les Standards and Practices [2], tout nous est montré de ces 6 jours de création.
En plus d’être à mourir de rire sur plusieurs passages, ce documentaire nous donne l’occasion de visiter les coulisses d’un show exigeant, et de revenir un peu sur son passé.
On revoit des images du pilote, on ré-entend ces voix loin d’être ce qu’elles sont devenues aujourd’hui, on revient sur la nomination de la chanson Blame Canada aux Oscars, à la cérémonie desquels Parker et Stone s’étaient pointés défoncés à l’acide et habillés en femmes ; et on se rend compte qu’en même temps qu’eux, South Park est devenue plus adulte.
Autour des blagues scatos et des remarques antisémites Cartmaniennes qui sont toujours légion, ils se permettent des choses qu’ils n’auraient pas pu se permettre au début, que ce soit par manque de moyens ou parce que ça n’aurait jamais été accepté, et c’est pour notre plus grand plaisir.
Je n’ai pas honte de le dire, South Park est une série que j’adore, et qui m’a accompagnée la plus grande partie de ma vie.
Que ce soit quand j’étais gamine et que mon frère et moi en regardions des épisodes sur des VHS achetées en cachette, parce que notre mère désapprouvait, ou maintenant que j’ai grandi, un peu, et que je comprends mieux ce que racontent vraiment les épisodes, South Park est un plaisir à regarder, et une source d’admiration.
Définitivement un show auquel on doit du respect, même quand ses épisodes sont un peu au-dessous du lot.
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Les Meilleures Nouvelles Séries de la Rentrée
[1] Et apparemment un remake de Matrix. Pierre, ne changes jamais !
[2] Les gens en charge des vérifications du contenu d’un show d’un point de vue éthique, et qui vérifient ce qui sera censuré ou ne le sera pas.