N°15: Semaine du 01 au 07 janvier 2007
8 janvier 2007
Episode Semaine
#1. To be a geek is a way of life
// Feyrtys aime le casting de Beauty and The Geek - Saison 3 //
L’année dernière, il y avait Josh, le geek frêle et blafard qui avait des attaques de panique quand il devait parler aux filles. Cette année, on a mieux. On a Drew, le Trekker, qui, s’il devait choisir entre Star Trek et une fille, choisirait Star Trek (c’est lui qui le dit, et en plus il insiste pour affirmer qu’il n’est pas un Trekkie, bien sûr). On a Mario, qui possède plus de 25 000 comics et qui s’est fait tatoué une manette de SuperNes sur l’avant bras (moi, je sais où il pourrait se faire tatouer une manette de Wii). On a Nate, chanteur dans un groupe qui ne joue que des compositions sur l’univers de Star Wars. Et surtout, on a Pao, dont la seule caractéristique pour rentrer dans la catégorie des geeks est de n’avoir embrassé qu’une seule fille et se faire surnommer Pi, comme le chiffre.
Parmi les Beauties, nous avons une ancienne serveuse de chez Hooters (le restaurant préféré de Michael Scott), une prof de voix (quoique ça veuille dire), une participante aux concours de beauté, une Sorority Girl, une Playboy model... Elles sont jolies (sauf celle qui ressemble à un vampire dans Buffy), mais n’ont rien de mémorable. C’est sans compter sur Cecille, personnage à part entière, starlette sous crack, avec faux cheveux, faux seins et faux cul. Cecille parle (surtout d’elle) comme si elle avait 8 ans et semble beaucoup se prendre au jeu. On ne sait pas encore si on doit l’aimer, la détester ou bien appeler Mulder et Scully, mais on est sûr qu’elle apportera un peu de folie parmi les filles, qui, il faut le dire, sont depuis la saison 1 souvent insipides.
Beauty and The Geek est un show de real-tv tout à fait attachant (mignon serait le terme exact) qui s’améliore au fil des saisons. A voir ce dernier casting, on peut penser que cette troisième saison sera meilleure que jamais.
Drew, Mario, Nate, Pao, on compte sur vous !
#2. Beauty and The Uglies
// Jéjé n’aime pas le casting de Knights of Prosperity et In Case of Emergency //
C’est une recette qui marche depuis longtemps : on prend quelques gars plutôt marrants, on rajoute une bombasse, on touille, et si on est Billy Wilder, on obtient Certains l’aiment Chaud. Si on est Greg Garcia, on obtient My Name is Earl.
Le problème, c’est que sur ABC, ils n’ont trouvé que les créateurs de Ed et d’According to Jim !
On se retrouve alors avec Knights of Prosperity et In Case of Emergency, deux séries dans lesquelles des lourdaux clownesques/geignards enchaînent blagues éculées sur rebondissements prévisibles. Aux côtés d’une bombasse. Sophia Vergara, pour les apprentis cambrioleurs, Kelly Hu chez... hmm, des looseurs qui n’ont même pas un prétexte pour se réunir.
Le plus tragique, c’est que seules les filles sont capables de faire sourire un minimum le spectateur. Et aussi Mike Jagger. Que reste-t-il au final ? Des mecs moches. Et avec David Arquette, dans le genre thon défraîchi, on est servi.
Je sais bien que les attaques sur le physique, ce n’est pas ce qu’il y a de plus classe, (Donald Trump en a fait la démonstration depuis quinze jours !), mais fallait pas s’amuser à prendre ce critère en compte dans le choix des filles si du côté des mecs c’était ‘entrée libre pour tous’.
#3. Une clé, un stylo, une lime à ongles, et la soeur de Dakota Fanning : qu’est ce qui est le plus dangereux ?
// Blackie a essayé The Lost Room //
La famille Fisher refait surface petit à peu. Après Michael C. Hall dans Dexter (j’enfoncerai le clou jusqu’au bout !) et Rachel Griffith dans Brothers and Sisters, revoici Peter Krause dans la dernière mini-série en date de SciFi.
Krause y interprète Joe, un flic à qui une étrange clé tombe entre les mains. Celle-ci ouvre la porte de la chambre 10 du Sunshine Motel, par laquelle on peut accéder à toutes les portes du monde. Depuis quarante ans, de nombreuses organisations de collecteurs se sont créées afin de retrouver tous les objets de cette chambre, qui ont chacun une spécificité magique. Et lorsque la fille de Joe (pour avoir une Dakota Fanning moins cher, prenons sa petite sœur) disparaît dans la chambre, il n’a plus qu’à s’embarquer dans une chasse aux objets afin d’arriver à la ramener. Pour cela, il est notamment aidé d’autres visages qu’il est agréable de retrouver, ceux de Julianna Margulies et John Beasley.
Que l’on retrouve ou non Dakota Jr n’est évidemment qu’une excuse bidon pour faire avancer le héros, comme tant d’autres avant lui (mais pour une fois, on n’a pas droit à l’épouse morte). La chasse aux objets entre les différents protagonistes et les origines de la mystérieuse chambre 10 sont le véritable intérêt de l’histoire, et ne manquent pas de rappeler un certain Rambaldi, les affaires d’espionnages en parallèle en moins.
Il y a beaucoup de choses à reprocher à cette mini-série : des dialogues souvent clichés et redondants (« I have to find my daughter ! »), des situations ridicules (pourquoi tirer sur un mec et demander au deuxième de donner un objet, alors qu’il suffirait de tirer directement sur lui et le lui voler ?), une réalisation manquant de rythme, surenchérissant dans les effets de lenteur censés donner un côté mystérieux, et surtout abusant des gros plans face caméra. Et 3h00 d’acteurs nous parlant yeux dans l’écran, cela devient vite étouffant.
Pourtant, l’ensemble arrive à rester agréable grâce à un manque de prétention assez évident et un groupe d’acteurs quasiment incapables d’être mauvais quoiqu’ils fassent (sauf dans le cas de Dennis Christopher, qui n’a jamais fait autre chose que surjouer à en donner des crises d’urthicaire). Mais la dernière partie a beau accélérer la cadence, l’histoire aurait probablement mieux fonctionnée sur une durée raccourcie de moitié.
Au bout de l’aventure, la porte du motel se referme mais plusieurs fenêtres restent entrouvertes, au cas où une série régulière serait produite par la suite. Cette idée n’a beau pas m’exciter plus que cela, j’y jetterais probablement un coup d’œil si elle voyait le jour car malgré tout, The Lost Room réussit son but premier : divertir. Ni plus. Ni moins.
Maintenant tout ce que j’espère, c’est que Frances Conroy ne nous reviendra pas avec Catwoman la série.
#4. Dennycrane... Dennycrane... Denny Crane.
// Ju a enfin rattrapé son retard sur Boston Legal //
Ah... les petits plaisirs des Fêtes de Noël. Enfin, pour la partie politiquement correcte de nos lecteurs qui ne nous a pas encore quittés, les petits plaisirs des « Fêtes de fin d’année ». Dépenser de l’argent, recevoir des cadeaux, manger, boire... regarder tous les épisodes de Boston Legal en deux semaines. La plupart de mes collègues l’ont déjà dit, je le répète (parce que je suis un suiveur, et que je n’ai pas d’opinion propre), il y a énormément de choses à apprécier dans cette excellente série. Prenez, au choix, le talent des acteurs, la plume de David E. Kelley, Julie Bowen, le générique, les BFF sur leur balcon, les impayables kelleyrisations, ou le petit boost que reçoit notre ego quand, après chaque plaidoirie d’Alan Shore, on a l’impression d’être devenu un peu plus intelligent.
Tout ça, et Denny Crane.

Au départ, je ne savais pas trop quoi penser de ce personnage. Orgueilleux, boursouflé, déconnecté, le problème venait du fait que je n’avais pas l’impression que William Shatner, celui que l’on connaît tous pour avoir été l’interprète de... T.J. Hooker, joue vraiment la comédie. J’avais plutôt l’impression de le voir, lui, le « Has Been » de base, cabotiner à la télé, et profiter de sa gloire d’antan. Vous savez, pour son rôle de T.J. Hooker. Petit à petit, pourtant, le vieux monsieur tout boursouflé a pris vie sous mes yeux, Shatner a disparu pour laisser la place à Denny Crane, dans toute sa démesure.
J’avais déjà connu quelques personnages bien barrés, comme David E. Kelley les affectionne, et je dois dire qu’après la galerie d’excentriques de Ally McBeal, je n’étais pas sûr de pouvoir en supporter un autre. C’était sans compter sur le talent de Shatner qui, pour le coup, m’a vraiment bluffé. Derrière son visage prêt à exploser à tout moment, le type est quand même assez surprenant. Et si, parfois, les scénaristes vont un peu trop loin avec Denny Crane, ils peuvent toujours compter sur Shatner pour le rendre aussi humain et vrai que possible. Et avec un tel personnage, c’est un sacré tour de force.
#5. La mythologie qui ne sent pas si bon
// Joma fait une rechute dans X-Files saison 6 //
Quoi ?! Une vieillerie ? J’entends déjà les rires moqueurs des lecteurs et ceux de mes collègues de pErDUSA. Parler d’X-Files c’est has been de nos jours, non ? Et bien pas du tout !
D’accord, je reconnais que depuis que j’ai entamé mon intégrale, les épisodes sur la mythologie sont ceux qui me passionnent le moins. En même temps, c’est ceux que j’ai vu le plus grâce aux VHS que tous les fans dans mon genre ont du acheter et se passer en boucle. Mais ça m’a permi au moins de revoir avec plaisir les loners de la série. Et là, d’être bluffé par ceux de la saison 6.
Si les saisons précédentes possédaient eux aussi de très bons épisodes, on dirait que Vince Gilligan, Chris Carter, John Shiban, Jeffrey Bell, voir Duchovny lui-même, ce sont lâchés. C’est avec un réel plaisir que j’ai revu Triangle et ses longs plan-séquences ; Dreamland et son échange de personnalité ; The Rain King et son romantisme bon enfant ; Tithonus et Milagro avec leur désespoir à fleur de peau, portés par une Gillian Anderson au meilleur de sa forme ; Monday, le Groundhog Day made in X-Files ; Arcadia et sa vision sarcastique des banlieues (bien plus marrante que Desperate Housewives) ; The Unnatural et son alien champion de base-ball et le très bon titre trouvé par Duchovny ; Three of Kind et sa bonne résolution de l’affaire Susan Modeski et le clin d’œil de Michael McKean qui reprend pour quelques seconde son rôle de Dreamland.
X-Files n’est pas que sa mythologie, même si c’est ça que l’on retient le plus, voire qui obscurcit complétement tout le reste. Il serait temps d’y voir autre chose.
#6. Bad Boys Bad Boys...
// Feyrtys parle de Cops, version My Name is Earl //
On ne le dit pas assez, mais cette seconde saison de My Name is Earl est un petit bijou. La série prend des risques et sort des habituels épisodes « Earl répare naïvement ses fautes » pour exploiter ce qu’il y a de mieux dans cet univers : Randy et tous les personnages secondaires, de l’unijambiste au fou déjanté en passant par le gay en Renault 5 et la vieille prostituée. Ok, Joy n’est pas mal non plus.
Dans l’épisode de cette semaine, la série parodie un show très populaire aux Etats-Unis, Cops, dans lequel des caméras suivent des officiers de police dans leur travail de tous les jours. Quand les policiers tombent sur le voisinage d’Earl, ça donne des situations aussi loufoques que désespérantes de bêtises (mais toujours très drôles). En plus, ils peuvent rajouter plein de fuck et les beeper, ce qui revient à peu près à la même chose que de les dire.
La série fait mieux d’épisode en épisode, et va toujours plus loin dans son côté décalé. On ne peut souhaiter qu’une chose : que ça continue comme ça.
#7. Deux barils de Showtime contre un de HBO ?
// Jéjé en veut à Showtime. //
Noël, les dîners en famille, les petits enfants qui ne vont pas se coucher avant minuit, c’était la bonne période pour me mettre à regarder les aventures (tant vantées ici) du serial killer qui tue les gens qui le méritent.
Mais rien à faire.
Je crois vraiment que je suis un « HBO lover » indécrottable. D’abord Weeds, puis Brotherhood, maintenant Dexter, j’arrive pas à m’enthousiasmer pour les séries de Showtime (y’a bien Huff et Sleeper Cell, et encore, il me faut six mois pour voir leurs saisons).
Je crois que je viens de mettre le doigt sur ce qui me gêne dans ces trois séries : leurs univers mal définis. On n’est jamais ni tout à fait dans la satire, ni non plus dans le réalisme, ni dans le cartoon.
Dexter se déroule dans un monde où on peut être un serial killer affable en travaillant dans la police avec sa sœur incompétente, c’est bien pratique lorsque l’on veut aiguiller sur des fausses pistes. Pas de souci, c’est plein d’humour noir et plutôt futé. Sauf que la série veut aussi donner dans le psychologique. Et là pour moi ça bloque. Autant j’aime beaucoup les personnages de la petite amie et du père, autant je trouve qu’ils ne cadrent pas avec les autres. Ils amènent la voix off de Dexter à psychologiser, à se prendre au sérieux, à pérorer sur la solitude du serial killer, alors que quelques minutes auparavant un flic body buildé amenait sa collègue (la sœur gentillement neu-neu) parler cul avec les filles de sa famille ! Pour moi, le mélange est trop souvent indigeste.
Parfois je me dis que Michael C. Hall est trop bon pour la série. Il va quand même me permettre de tenir jusqu’à la fin de la saison. J’ai quand même aussi envie d’avoir le fin mot de l’histoire avec l’Ice Truck killer.
#8. Hystérie en famille
// Joma aimerait bien se marier avec Eliza Dushku mais en attendant, il regarde Big Day //
Big Day a mis le temps, mais la série est devenue une bonne comédie, pour peu qu’on n’ait pas peur de voir de l’hystérie pendant 20 minutes. Parce qu’au final, c’est quand même ça, l’histoire d’un mariage qui prend la mauvaise direction et rend tout le monde dingue.
Alors bien sur, le degré d’hystérie varie suivant les personnages. Le père de la mariée, joué par Kurt Fuller, utilise plus souvent la colère pour exprimer ses sentiments, contrairement à sa femme (la toujours très bonne Wendy Malick) qui utilise plus volontiers les trémolos hautes fréquences de ses cordes vocales, par exemple.
Outre les crises d’hystéries toujours marrantes, la forme de la série aide aussi à se mettre dans l’ambiance. L’idée de montrer la journée en temps réel, même si elle n’a plus grand chose d’innovant depuis que touentifour la mise en application (du moins durant ses deux premières saisons) donne bien le sentiment de suivre ça de l’intérieur. Un peu comme si on était malheureusement de la famille.
Le seul véritable point faible concerne le rôle du meilleur ami et témoin. Il est dommage que ce soit autant forcé, même face à la folie des autres personnages, il détonne un peu trop.